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- Hépatologie Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif
L'hépatologie est la branche de la médecine qui s'intéresse à l’étude du foie (hépar) sur un plan anatomique, physiologique et pathologique. Le spécialiste, l'hépatologue est aussi gastro entérologue Hépatologie L'hépatologie L'hépatologie est la branche de la médecine qui s'intéresse à l’étude du foie (hépar) sur un plan anatomique, physiologique et pathologique. Le spécialiste, l'hépatologue est aussi gastro entérologue . Les pathologies rencontrées dans cette discipline sont très nombreuses, du fait de la diversité et de l'importance des fonctions hépatiques : Cirrhose : fibrose du foie, aboutissement d’une maladie chronique qu’elle soit virale alcoolique ou auto immune… Tumeurs : qu’elles soient primitives (carcinome hépato cellulaire favorisé le plus souvent par la cirrhose) ou secondaires (métastases). Insuffisance hépatique : insuffisance physiologique du foie pouvant être aigue (hépatites qu’elle qu’en soit la cause) ou chroniques (cirrhose) Hépatites virales (A, B, C mais aussi Cytomégalovirus, Herpes, Epstein Barr virus et plus rarement D, E….) Médicamenteuses : liste longue et variée. De nombreuses pathologies digestives ou générales peuvent toucher cet organe. Les explorations hépatiques se font essentiellement par la biologie (prise de sang) mais aussi l’imagerie qui comprend l’échographie (faite le plus souvent au cabinet), le scanner et l’IRM. La réalisation d'une ponction biopsie hépatique même si elle est de plus en plus rare reste une possibilité permettant l’analyse histologique du tissu hépatique. Les différents traitements peuvent s'envisager sur un plan médical (arsenal médicamenteux anti viraux et chimiothérapies en évolution constante) ou chirurgical (dérivations, résections, allant même jusqu’à la transplantation hépatique). Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact
- Cancérologie digestive Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif
La cancérologie digestive et les séances de chimiothérapie sont pratiquées dans les 2 établissements en collaboration avec nos confrères oncologues. Cancérologie La cancérologie digestive et les séances de chimiothérapie sont pratiquées dans les 2 établissements en collaboration avec nos confrères oncologues. Afin de proposer le meilleur traitement, les dossiers sont systématiquement discutés en réunion de concertation pluridisciplinaire ( RCP ) comprenant une équipe médicale d’au moins 3 spécialistes de la pathologie cancéreuse : chirurgien digestif, oncologue médicaux, radiothérapeute, gastro-entérologue, anatomopathologiste et radiologue. A l’issu de cette RCP une proposition thérapeutique est établie et se base : sur les référentiels régionaux de pratique si le cas présenté relève d’un traitement standard sur une concertation entre les différents spécialistes lorsque plusieurs options thérapeutiques sont envisageables Cet avis est enregistré dans le dossier de cancérologie Oncomip et sera expliqué au patient lors d’une consultation spécifique qui fait partie du dispositif d’annonce. Le suivi de votre cancer et selon le protocole de traitement établi se fera conjointement avec votre gastro-entérologue, votre oncologue et ou le radiothérapeute, le chirurgien digestif. Les traitements par chimiothérapie peuvent être administrés soit au cours d’une hospitalisation classique, soit le plus souvent en hôpital de jour. Les modalités de la prise en charge ainsi que le type de traitement (chimiothérapie, radiothérapie, traitement chirurgical, essai thérapeutique…) sont discutés à l’occasion de réunion bimensuelle d’oncologie digestive D’une façon générale, la fréquence de survenue de ces effets indésirables est variable en fonction du type de protocole de chimiothérapie. Des informations plus spécifiques vous seront données par le médecin. A l’occasion de la première consultation dite d’annonce un document vous sera remis. Ce document précisera les modalités du traitement et ses différents effets secondaires attendus. Il existe par ailleurs une grande variabilité entre les individus en ce qui concerne la tolérance d’une chimiothérapie donnée, de telle sorte qu’il n’est pas possible de prédire de façon fiable sa tolérance pour un individu donné. Vous trouverez ci-dessous des liens permettant des informations complémentaires. Fédération française de cancérologie digestive Institut national du cancer Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact
- L’Endométriose Digestive Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif
L'endométriose est une pathologie fréquente, touchant des millions de femmes dans le monde, et jusqu’à 10% des femmes en France. Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique. Elle se caractérise par la présence en dehors de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l’utérus (appelée endomètre). Elle évolue de la puberté à la ménopause. L’Endométriose Digestive L’Endométriose Digestive à Toulouse Comprendre l'endométriose L'endométriose est une pathologie fréquente, touchant des millions de femmes dans le monde, et jusqu’à 10% des femmes en France. Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique. Elle se caractérise par la présence en dehors de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l’utérus (appelée endomètre). Elle évolue de la puberté à la ménopause. L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, dans lequel s’implante normalement l’embryon. En l’absence de grossesse, l’endomètre est éliminé par le vagin à la fin de chaque cycle menstruel : les règles. L’endométriose est la présence anormale d’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Les lésions d'endométriose présentent les mêmes caractéristiques que la muqueuse utérine. Elles sont donc sensibles aux hormones ovariennes (oestrogènes) et à chaque cycle menstruel, elles se développent et saignent. C’est pourquoi on qualifie l’endométriose de maladie estrogéno-dépendante. Les lésions d'endométriose peuvent être superficielles ou infiltrer profondément le péritoine et les organes de la région pelvienne et de l'abdomen. L'endométriose peut être localisée au niveau des ovaires (endométriomes), au niveau du péritoine (endométriose péritonéale superficielle), ou en sous péritonéal avec atteinte des organes (endométriose pelvienne profonde). Symptômes de l'endométriose Les symptômes cardinaux de l’endométriose sont : les douleurs de règles, les douleurs lors des rapports sexuels, les douleurs pelviennes chroniques, les douleurs à la miction et les douleurs du rectum pendant la défécation. Qu'est-ce que l'Endométriose pelvienne profonde postérieure ? L’endométriose pelvienne profonde (EPP) correspond à une lésion endométriosique au niveau sous péritonéal et/ou dans la paroi des organes pelviens. L’EPP est qualifiée d’antérieure lorsqu’elle intéresse la vessie et de postérieure (EPPP) lorsqu’elle intéresse les ligaments utérosacrés, la cloison rectovaginale ou la paroi recto-sigmoïdienne. On parle d’endométriose digestive quand l’endométriose se développe sur le rectum, le colon ou les intestins. 20 à 25 % des patientes atteintes d’endométriose profonde postérieure ont de l’endométriose digestive. Symptômes de l'Endométriose Digestive Le maître symptôme de l’endométriose pelvienne profonde est la douleur pelvienne , dont l’intensité n’est pas toujours corrélée à la profondeur de l’infiltration. Les autres symptômes de l'endométriose digestive peuvent varier d'une personne à l'autre: Algies pelviennes cataméniales (douleurs en période de règles) : - Douleur pelvienne postérieure de siège anorectal précédant et/ou succédant à la défécation (Dyschésie) - Douleurs de règles (Dysménorrhée) habituellement intenses Rectorragies (Sang dans les selles) Constipation, Syndrome sub occlusif La dyspareunie profonde et postérieure (douleur survenant pendant les rapports sexuels lors de la pénétration profonde). L’existence de douleurs pelviennes chroniques non cycliques c’est-à-dire non liées au cycle menstruel. A ces symptômes classiques, s’associent souvent des manifestations fonctionnelles digestives appartenant au syndrome de l’intestin irritable , observé 3 fois plus fréquemment chez les femmes ayant une endométriose que dans la population féminine générale. De même, il a été montré que les patientes ayant une endométriose ont dans 50 à 60% des cas des symptômes appartenant au syndrome de l’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle. Les symptômes peuvent associer des douleurs abdominales, un inconfort digestif avec météorisme abdominal (gonflement abdominal), des troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée ou alternance des deux) . Ils sont sans gravité mais responsable d’une gêne importante. Le traitement isolé de l’endométriose ne sera pas actif sur cette composante fonctionnelle. Diagnostic de l'Endométriose Digestive Le diagnostic de l'endométriose digestive repose sur un ensemble d’arguments clinico-morphologiques, associant des symptômes évocateurs, un examen clinique associé à une imagerie pelvienne mettant en évidence l’endométriose digestive. L’échographie pelvienne endovaginale éventuellement complétée d’une IRM pelvienne permettent d’affirmer le diagnostic. En cas de présence d’une EPPP à l’IRM, le bilan de l’envahissement de la paroi digestive est précisé par la réalisation d’une échoendoscopie recto sigmoidienne. Il s’agit d’un examen permettant la réalisation d’une échographie par les voies naturelles (par l’anus, le rectum et le colon) pour évaluer le degré d’extension de l’endométriose dans la paroi digestive (rectale et/ou colique). La coloscopie (endoscopie du gros intestin) peut également avoir sa place pour identifier un éventuel diagnostic différentiel (bilan devant un saignement inexpliqué, dépistage, bilan de douleurs abdominales atypiques..). Modalités de l’examen échoendoscopique : Cet examen est réalisé au bloc opératoire, après une préparation consistant en un éventuel régime sans résidus précédant l’examen et à l’auto-administration de lavements avant l’examen. Il est le plus souvent réalisé sous une courte anesthésie générale pour éviter l’inconfort et les douleurs pouvant être déclenchées par le passage de la sonde sur le nodule, mais peut tout à fait être réalisé sans anesthésie générale. La patiente est en décubitus latéral gauche, et resort quelques heures après son admission, accompagnée (examen ambulatoire). Il est indolore sous anesthésie générale. Traitement de l'Endométriose Digestive Les traitements de l’endométriose reposent sur un traitement hormonal et/ou chirurgical, dispensés par les gynécologues médicaux et/ou chirurgiens gynécologiques, parfois assistés de chirurgiens digestifs et/ou urologues. Néanmoins, ces traitements visant les lésions d’endométriose sont souvent inefficaces sur les symptômes fonctionnels. En plus des traitements gynécologiques, de nouvelles options thérapeutiques émergent pour la prise en charge de l'endométriose digestive. Des agents anti-inflammatoires puissants, des analgésiques spécifiques, mais également des thérapies non médicamenteuses peuvent aider à réduire les symptômes et à améliorer la qualité de vie des patients (Acupuncture, ostéopathie, hypnose, yoga..) Traitement du syndrome de l’intestin irritable Le traitement repose sur des traitement médicamenteux (probiotiques, anti-spasmodiques, médicaments visant à régulariser le transit), et des traitements non médicamenteux (prise en charge diététicienne, ostéopathie, kinésithérapie, acupuncture, méditation, yoga, sport, techniques de neurostimulation, soutien psychologique..) L’équipe du CMAD propose une prise en charge spécialisée dans l’endométriose digestive, afin de discuter lors d’une consultation de l’éventuelle indication de la réalisation d’examens complémentaires pour le bilan de l’endométriose (échoendoscopie rectosigmoïdienne, coloscopie), et si besoin de proposer une prise en charge du syndrome de l’intestin irritable. Nodule du torus transfixiant Nodule d’adénomyose postérieure < Retour L’Endométriose Digestive à Toulouse Comprendre l'endométriose L'endométriose est une pathologie fréquente, touchant des millions de femmes dans le monde, et jusqu’à 10% des femmes en France. Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique. Elle se caractérise par la présence en dehors de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l’utérus (appelée endomètre). Elle évolue de la puberté à la ménopause. L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, dans lequel s’implante normalement l’embryon. En l’absence de grossesse, l’endomètre est éliminé par le vagin à la fin de chaque cycle menstruel : les règles. L’endométriose est la présence anormale d’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Les lésions d'endométriose présentent les mêmes caractéristiques que la muqueuse utérine. Elles sont donc sensibles aux hormones ovariennes (oestrogènes) et à chaque cycle menstruel, elles se développent et saignent. C’est pourquoi on qualifie l’endométriose de maladie estrogéno-dépendante. Les lésions d'endométriose peuvent être superficielles ou infiltrer profondément le péritoine et les organes de la région pelvienne et de l'abdomen. L'endométriose peut être localisée au niveau des ovaires (endométriomes), au niveau du péritoine (endométriose péritonéale superficielle), ou en sous péritonéal avec atteinte des organes (endométriose pelvienne profonde). Symptômes de l'endométriose Les symptômes cardinaux de l’endométriose sont : les douleurs de règles, les douleurs lors des rapports sexuels, les douleurs pelviennes chroniques, les douleurs à la miction et les douleurs du rectum pendant la défécation. Qu'est-ce que l'Endométriose pelvienne profonde postérieure ? L’endométriose pelvienne profonde (EPP) correspond à une lésion endométriosique au niveau sous péritonéal et/ou dans la paroi des organes pelviens. L’EPP est qualifiée d’antérieure lorsqu’elle intéresse la vessie et de postérieure (EPPP) lorsqu’elle intéresse les ligaments utérosacrés, la cloison rectovaginale ou la paroi recto-sigmoïdienne. On parle d’endométriose digestive quand l’endométriose se développe sur le rectum, le colon ou les intestins. 20 à 25 % des patientes atteintes d’endométriose profonde postérieure ont de l’endométriose digestive. Symptômes de l'Endométriose Digestive Le maître symptôme de l’endométriose pelvienne profonde est la douleur pelvienne , dont l’intensité n’est pas toujours corrélée à la profondeur de l’infiltration. Les autres symptômes de l'endométriose digestive peuvent varier d'une personne à l'autre: Algies pelviennes cataméniales (douleurs en période de règles) : - Douleur pelvienne postérieure de siège anorectal précédant et/ou succédant à la défécation (Dyschésie) - Douleurs de règles (Dysménorrhée) habituellement intenses Rectorragies (Sang dans les selles) Constipation, Syndrome sub occlusif La dyspareunie profonde et postérieure (douleur survenant pendant les rapports sexuels lors de la pénétration profonde). L’existence de douleurs pelviennes chroniques non cycliques c’est-à-dire non liées au cycle menstruel. A ces symptômes classiques, s’associent souvent des manifestations fonctionnelles digestives appartenant au syndrome de l’intestin irritable , observé 3 fois plus fréquemment chez les femmes ayant une endométriose que dans la population féminine générale. De même, il a été montré que les patientes ayant une endométriose ont dans 50 à 60% des cas des symptômes appartenant au syndrome de l’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle. Les symptômes peuvent associer des douleurs abdominales, un inconfort digestif avec météorisme abdominal (gonflement abdominal), des troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée ou alternance des deux) . Ils sont sans gravité mais responsable d’une gêne importante. Le traitement isolé de l’endométriose ne sera pas actif sur cette composante fonctionnelle. Diagnostic de l'Endométriose Digestive Le diagnostic de l'endométriose digestive repose sur un ensemble d’arguments clinico-morphologiques, associant des symptômes évocateurs, un examen clinique associé à une imagerie pelvienne mettant en évidence l’endométriose digestive. L’échographie pelvienne endovaginale éventuellement complétée d’une IRM pelvienne permettent d’affirmer le diagnostic. En cas de présence d’une EPPP à l’IRM, le bilan de l’envahissement de la paroi digestive est précisé par la réalisation d’une échoendoscopie recto sigmoidienne. Il s’agit d’un examen permettant la réalisation d’une échographie par les voies naturelles (par l’anus, le rectum et le colon) pour évaluer le degré d’extension de l’endométriose dans la paroi digestive (rectale et/ou colique). La coloscopie (endoscopie du gros intestin) peut également avoir sa place pour identifier un éventuel diagnostic différentiel (bilan devant un saignement inexpliqué, dépistage, bilan de douleurs abdominales atypiques..). Modalités de l’examen échoendoscopique : Cet examen est réalisé au bloc opératoire, après une préparation consistant en un éventuel régime sans résidus précédant l’examen et à l’auto-administration de lavements avant l’examen. Il est le plus souvent réalisé sous une courte anesthésie générale pour éviter l’inconfort et les douleurs pouvant être déclenchées par le passage de la sonde sur le nodule, mais peut tout à fait être réalisé sans anesthésie générale. La patiente est en décubitus latéral gauche, et resort quelques heures après son admission, accompagnée (examen ambulatoire). Il est indolore sous anesthésie générale. Traitement de l'Endométriose Digestive Les traitements de l’endométriose reposent sur un traitement hormonal et/ou chirurgical, dispensés par les gynécologues médicaux et/ou chirurgiens gynécologiques, parfois assistés de chirurgiens digestifs et/ou urologues. Néanmoins, ces traitements visant les lésions d’endométriose sont souvent inefficaces sur les symptômes fonctionnels. En plus des traitements gynécologiques, de nouvelles options thérapeutiques émergent pour la prise en charge de l'endométriose digestive. Des agents anti-inflammatoires puissants, des analgésiques spécifiques, mais également des thérapies non médicamenteuses peuvent aider à réduire les symptômes et à améliorer la qualité de vie des patients (Acupuncture, ostéopathie, hypnose, yoga..) Traitement du syndrome de l’intestin irritable Le traitement repose sur des traitement médicamenteux (probiotiques, anti-spasmodiques, médicaments visant à régulariser le transit), et des traitements non médicamenteux (prise en charge diététicienne, ostéopathie, kinésithérapie, acupuncture, méditation, yoga, sport, techniques de neurostimulation, soutien psychologique..) L’équipe du CMAD propose une prise en charge spécialisée dans l’endométriose digestive, afin de discuter lors d’une consultation de l’éventuelle indication de la réalisation d’examens complémentaires pour le bilan de l’endométriose (échoendoscopie rectosigmoïdienne, coloscopie), et si besoin de proposer une prise en charge du syndrome de l’intestin irritable. Nodule du torus transfixiant Nodule d’adénomyose postérieure Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact
- Dr Adeline POINTREAU | Gastro-entérologue Toulouse Clinique Croix du Sud
Dr Adeline POINTREAU, Gastro-entérologue à Toulouse, Clinique Croix du Sud. La Croix du Sud Dr Adeline POINTREAU Hépatologue et Gastro-entérologue Toulouse Clinique Croix du Sud 05 32 02 71 60 gastro1lcds@gmail.com LinkedIn Fixer un rendez-vous Retour Examens pratiqués Endoscopies : gastroscopie et coloscopie diagnostiques et interventionnelles Echoendoscopie (EUS) diagnostique et thérapeutique Bilan d’endométriose digestive Entéroscopie double ballon Vidéo capsule Évaluation non invasive de la fibrose hépatique par Supersonic ® pHmétrie Titres et Diplômes Ancien Interne des Hôpitaux de Toulouse Ancien chef de clinique des Universités-Assistant des Hôpitaux (CHU Rangueil, Toulouse) Diplôme Inter Universitaire d’écho endoscopie digestive (Marseille) Diplôme Inter Universitaire d’échographie abdominale et digestive (Paris) Diplôme Universitaire des hépatites virales, cytokines et antiviraux (Paris) Master 1 de Sciences, Technologie et Santé, mention biologie santé (Toulouse) Master 2 de physiopathologie moléculaire et cellulaire intégrée (Toulouse) Centres d’intérêts et Expertises Endoscopies et échoendoscopie diagnostiques, interventionnelles et thérapeutiques (mucosectomies, prothèses digestives…) Maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) Gastro-Entérologie (maladies biliaires et pancréatiques…) Exploration et bilan d’extension des tumeurs œsophagiennes, gastriques, biliaires, pancréatiques, coliques et rectalesMaladies du foie : stéatose hépatique, hépatites virales, surcharge en fer, perturbation du bilan hépatique (augmentation des transaminases, hyperferritinémie, augmentation des Gamma GT…) Endométriose digestive Imagerie abdominale (échographie transpariétale et échoendoscopie digestives) Fonctions Professionnelles et sociétés savantes Membre de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE ) < Retour
- Qu'est-ce qu'une MICI | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif
Qu'est-ce qu'une MICI ? Réponses à vos questions avec le Centre des Maladies de l'Appareil Digestif Qu'est-ce qu'une MICI Qu'est ce que les MICI ? Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Elles se caractérisent toutes les deux par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Dans la maladie de Crohn, elle peut être localisée dans tout le système digestif, de la bouche à l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin) tandis que dans la rectocolite hémorragique, elle est localisée au niveau du rectum et du colon. Ces maladies évoluent par poussées inflammatoires de durée et de fréquence extrêmement variables en fonction des patients, alternant avec des phases de rémission. Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes âgés de 20 à 30 ans mais peuvent survenir à tout âge ; 15 % des cas concernent des enfants. Leur fréquence varie considérablement d’un pays à l’autre mais les taux les plus importants sont retrouvés dans les pays industrialisés et notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, environ 5 nouveaux cas de maladie de Crohn et autant de rectocolites hémorragiques sont diagnostiqués chaque année pour 100 000 habitants. Il y a actuellement 200 000 cas nouveaux par an. Des facteurs d’environnement sur un terrain génétique Plusieurs facteurs de risque sont suspectés, notamment génétiques et environnementaux. Les études génétiques de patients atteints de MICI montre qu’il s’agit de maladies polygénétiques impliquant près de 100 gènes. Un gène de prédisposition de la maladie de Crohn a notamment été découvert (NOD2/CARD15) : une ou deux mutations sur ce gène peut multiplier par 40 le risque de développer la maladie. Mais le fait que cette maladie se développe dans les pays industrialisés fait largement suspecter le rôle de l’environnement. Les MICI apparaissent peu à peu dans les pays émergents et le suivi de migrants montre que le risque de développer la maladie rejoint celui de la population parmi laquelle ils vivent. Pollution, alimentation, hygiène, toutes les pistes sont ouvertes même si aucune étude ne permet à ce jour d’incriminer l’une ou l’autre. Seul facteur de risque avéré de la maladie de Crohn, le tabac mais qui, paradoxalement, protège de la rectocolite hémorragique. Diagnostic des MICI Le diagnostic des MICI repose sur plusieurs critères cliniques, biologiques, endoscopique et d’imagerie médicale . Aux symptômes, il faut ajouter un bilan biologique qui permet de détecter un syndrome inflammatoire et des carences nutritionnelles éventuelles. L’endoscopie digestive (iléo coloscopie) consiste à introduire une sonde équipée d’une camera dans le système digestif du patient par voie naturelle et permet d’observer la présence de lésions et de pratiquer des prélèvements. Un bilan radiologique complémentaire peut aider à estimer l’étendue des lésions (scanner, IRM..). Aucun test à lui seul ne permet de diagnostiquer fermement la maladie, il se fait sur un faisceaux d’argument . Références Source internet Inserm Télécharger le Guide patient HAS maladie de CROHN et RCH Liens Vous trouverez ci-dessous des liens permettant des informations complémentaires Commission MICI du CREGG My MICI Book Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI Groupe d’Étude Thérapeutique des Affections Inflammatoires du Tube Digestif Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact
- pH Métrie Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif
pH métrie à Toulouse et à Quint Fonsegrives en Occitanie avec le CMAD : Centre des Maladies de l'Appareil Digestif. pH Métrie pH-métrie œsophagienne à Toulouse Mesure et enregistrement en continu , pendant plusieurs heures, du pH du bas œsophage. La pH-métrie est un examen qui contribue à établir le diagnostic du reflux gastro-œsophagien (passage anormal de liquide gastrique acide dans l'œsophage). Elle permet également de contrôler l'efficacité du traitement chirurgical ou médical de celui-ci. La pH-métrie est un examen très fiable qui permet de détecter un RGO dans 96% des cas avec une spécificité de 96%. Technique de pH-métrie La capsule de reflux Bravo™ est un dispositif qui se fixe au tissu œsophagien pour évaluer les niveaux de pH et transmettre les données à l’enregistreur. Le dispositif d’évaluation de reflux Bravo™ est un test de pH ambulatoire par capsule œsophagienne qui capture les données de pH œsophagien pendant 96 heures au maximum. Cet examen permet de mesurer en continu l’acidité dans le bas de votre œsophage à l’aide d’une capsule qui est temporairement fixée dans le bas de votre œsophage sous anesthésie générale. L’objectif est de déterminer si vous souffrez de reflux gastro-œsophagiens (RGO). Elle transmet les variations de pH par télémétrie à un récepteur externe que vous devrez garder continuellement à votre proximité pendant 96 heures. La capsule télémétrique de pH métrie Bravo® permet un enregistrement du pH œsophagien plus prolongé (96 heures) et dans des conditions plus physiologiques que la pH-métrie conventionnelle « filaire ». Le traitement par inhibiteur de la pompe à protons (IPP) sera le plus souvent arrêté 8 jours avant, sauf indication contraire du médecin. Les anti H2 48 heures et les anti acides 12 h avant . Déroulement d'une pH-métrie œsophagienne à Toulouse Le patient porte l’enregistreur pendant 96 heures au maximum pour enregistrer les données de reflux et l’activité du patient transmises par la capsule. Lorsque le boîtier est situé trop loin de vous, il émet un signal sonore. La capsule se détache ensuite spontanément dans un délai de 7 à 14 jours, pour être éliminée spontanément dans les selles. Les pacemakers, stimulateur cardiaque, défibrillateur, grossesse, IRM programmée dans les 30 jours ou la prise d’anti-coagulant sont des contre-indications à la pose de la capsule Bravo. La tolérance de la pH-métrie sans fil est meilleure que la pH-métrie avec sonde (filaire) et elle autorise une activité normale. Les symptômes liés à la fixation de la capsule sont rares et habituellement d’intensité légère : douleurs thoraciques, blocage alimentaire et sensation de corps étranger. Ils conduisent exceptionnellement au retrait anticipé de la capsule endoscopique . Durant les 96 heures d’enregistrement, il est recommandé de poursuivre vos activités habituelles pour que l’examen se base sur un « quotidien » aussi représentatif que possible. Vous ne devez boire que de l’eau, du café ou du thé, pas de soda, pas de bière, pas de vin, pas d’alcool. Évitez le vinaigre et tout ce qui est acide. Vous devrez noter les événements sur le boîtier : début et fin de repas, périodes couchées, et symptômes (brûlures œsophagiennes , sensation de reflux, , douleurs thoraciques). Vous reviendrez 96 heures après la pose de la capsule pour rendre le boitier et l'interprétation vous sera envoyée, ainsi qu' à votre médecin traitant, quelques jours plus tard. A quoi sert une pH-métrie ? Cette exploration n’est utile que dans les cas difficiles (symptômes peu typiques, absence d’œsophagite à l’endoscopie). Elle permet de déterminer si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien (RGO). Le RGO occasionne des symptômes pouvant être très variés : toux, douleur thoracique, enrouement, maux de gorge, etc… En pratique Penser à apporter tous documents complémentaires nécessaires à votre examen : courrier du médecin qui demande l'exploration fonctionnelle, compte-rendu d’endoscopie œsogastrique ainsi que les clichés radiologiques en votre possession notamment un transit œsogastroduodénale (TOGD) ou scanner. Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact
- Ballon gastrique ou Endosleeve à Toulouse | Prise en charge de l’obésité par endoscopie avec le Centre des Maladies de l'Appareil Digestif
Prise en charge et présentation des techniques : Ballon intra-gastrique et Endosleeve avec le Centre des Maladies de l'Appareil Digestif à Toulouse. Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve à Toulouse Présentation des techniques : Ballon intra-gastrique et Endosleeve Prévalence du surpoids et de l’obésité, définition de l’IMC et des comorbidités La prévalence du surpoids ou de l’obésité en France est en augmentation croissante et atteint 47% de la population adulte (Enquête Obepi 2020). L’indice de masse corporelle (IMC * ) normal est entre 18,5 et 25 kg/m2. Le surpoids est défini par un IMC entre 25 et 30 kg/m2. Prévalence en France = 30% L’obésité de grade 1 est définie par un IMC entre 30 et 35 kg/m2. Prévalence en France = 12% L’obésité de grade 2 est définie par un IMC entre 35 et 40 kg/m2. Prévalence en France = 3 % L’obésité de grade 3 est définie par un IMC > 40 kg/m2. Prévalence en France = 2% *Le calcul de l’IMC (indice de masse corporelle) s’obtient en divisant le poids en kg par la taille (en mètres) au carré = poids (kg) / (taille x taille en m). L’obésité est un véritable enjeu de santé publique et expose à des maladies que l’on nomme comorbidités, qui peuvent altérer la santé et le pronostic : les maladies métaboliques : • Hypertension artérielle et maladies cardio-vasculaires • Diabète de type 2 • Troubles du cholestérol (dyslipidémie) • Stéatose hépatique (foie surchargé en graisse) pouvant mener à une fibrose du foie voire dans certains cas à une cirrhose. Maladies ostéo-articulaires (arthrose, lombalgies chroniques) Syndrome d’apnée du sommeil Asthme sévère Syndrome des ovaires poly-kystiques entrainant un trouble de la fertilité Insuffisance rénale chronique L’objectif des interventions endoscopiques ou chirurgicales est de traiter l’obésité pour prévenir voire guérir ces comorbidités, chez des patients en échec d’une prise en charge médicale bien conduite. L’endoscopie bariatrique ( Ballon intra-gastrique ou Endosleeve ) s’adresse à des patients en obésité moins sévère que la chirurgie. Elle se veut moins invasive mais elle est aussi moins efficace en termes de perte pondérale totale par rapport à une sleeve chirurgicale ou un by-pass ce pourquoi ces différentes options ne sont pas concurrentielles mais complémentaires et adaptées au profil de chaque patient. La Haute Autorité de Santé (HAS) affirme dans ses recommandations en 2020 que l'Endosleeve permet de « compléter l’arsenal chirurgical de prise en charge de l’obésité. En s’adressant à une population plus large que celle actuellement éligible à la chirurgie bariatrique, elle pourrait notamment présenter un intérêt pour les patients qui présentent une obésité modérée avec une comorbidité telle que par exemple le diabète de type 2 ou la stéatose hépatique ». Pour quels patients ? L’endoscopie bariatrique (Ballon intra-gastrique ou Endosleeve) peut être proposée * : Lorsque l’IMC est > 30 si le patient n’est pas éligible à la chirurgie bariatrique. NB : le Ballon intra-gastrique peut être posé chez des patients en surpoids à partir d’un IMC ≥ 28 (surpoids). L’endoscopie bariatrique est réservée aux patients en échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. Les troubles du comportement alimentaire non stabilisés sont une contre-indication à la pose du ballon. L’indication doit être validée par un médecin nutritionniste . La chirurgie bariatrique ** (sleeve gastrectomie ou bypass) est le traitement de choix des patients avec : un IMC > 40 avec ou sans comorbidité ou un IMC > 35 lorsqu’ils présentent au moins une comorbidité /maladie liée à l’obésité qui pourrait être améliorée par la chirurgie ou un IMC entre 30 et 35 lorsqu’ils présentent un diabète de type 2 déséquilibré malgré des traitements adaptés L’âge limite théorique est 65 ans. * Jirapinyo, ASGE - ESGE guideline on primary endoscopic bariatric and metabolic therapies for adults with obesity , Endoscopy 2024 Kermansaravi , Current recommendations for procedure selection in class I and II obesity developed by an expert modified Delphi consensus, Sci Rep 2024 ** Recommandations HAS 2024 Principe des techniques Ces techniques visent à restreindre de façon définitive (Endosleeve) ou temporaire (Ballon intra-gastrique) le volume de l’estomac pour accélérer la sensation de satiété, réduire la prise alimentaire et la vidange gastrique. Ballon intra-gastrique Cette technique consiste à placer par endoscopie gastrique (la gastroscopie est le passage d’un endoscope par la bouche jusqu’à l’estomac) un ballon initialement vide, que l’on va remplir via une tubulure une fois positionné dans l’estomac avec 500 à 600 ml d’eau stérile. Il est laissé en place durant 12 mois dans l’estomac . Il ne faut pas dépasser cette durée sans quoi le dispositif médical risque de s’endommager et de se percer spontanément. NB: Il ne faut pas confondre avec l’anneau gastrique qui est une technique chirurgicale. Une nouvelle endoscopie est nécessaire pour retirer le ballon. Il n’y a aucune cicatrice puisque le dispositif est également retiré la bouche à l’aide d’une pince une fois vidé. La pose et le retrait du ballon par endoscopie sont des interventions de courte durée (15-20 minutes) qui se font en ambulatoire sous anesthésie générale. Le jour de la pose du ballon (qui se fait le matin) la sortie est envisagée à 18h après examen clinique du médecin gastro-entérologue. Après le retrait, la sortie est envisagée en début d’après-midi. Vidéo Ballon gastrique https://apollo.showpad.com/share/ibBXmZWIIRDhvubFnMvnk/0 Endosleeve L’Endosleeve , ou « sleeve endoscopique », ou encore « plicature gastrique endoscopique » est une intervention qui permet de réduire durablement le volume de l’estomac, en plicaturant la partie la plus vaste de cet organe, en passant par les voies naturelles au cours d'une endoscopie. Il n'y a donc pas de cicatrices sur la paroi abdominale. L’intervention est réalisée au cours d'une gastroscopie (passage d’un endoscope par la bouche jusqu’à l’estomac) et d’un kit de suture à usage unique introduit en parallèle de l’endoscope. Les sutures internes de l'estomac sont réalisées de telle sorte qu’après mise en tension des fils non résorbables, les parois de l’estomac se replient l’une sur l’autre. La suture peut être réalisée sur seulement une partie de la longueur de l’estomac ou sur toute sa longueur. L’estomac prend la forme d’un tube comme pour la sleeve chirurgicale. La partie exclue de l’estomac reste en place. Le volume gastrique est réduit d’environ 70 %. Vous arrivez à la clinique le matin de l’intervention et sortez le lendemain. L'intervention dure entre 1 heure et 1h15 selon le volume de l'estomac à exclure et se fait sous anesthésie générale. L’intérêt de la technique réside dans son caractère moins invasif qu’une chirurgie classique de sleeve et son caractère définitif contrairement au ballon gastrique. Cette technique provoque donc une satiété précoce et conduit à réduire la quantité des aliments. La jonction avec l’intestin grêle à la sortie de l’estomac n’est pas impactée donc la digestion des aliments n’est pas perturbée et il n’y a pas de risque de carences nutritionnelles comme avec le By-pass. Vidéo Endosleeve Résultats sur la perte pondérale A 1 an : Les résultats des 2 techniques (Ballon ou endosleeve) 1 an après l’intervention sont relativement similaires avec une efficacité qui semble supérieure avec l’Endosleeve même si les résultats n’ont jamais été comparés dans une étude dédiée. On observe une perte moyenne de 15-20 % du poids corporel total (exemple : un patient de 100 kg va perdre 15 à 20 kg en moyenne). Les résultats sont variables d’un patient à l’autre, certains parvenant à dépasser ces objectifs, en particulier lorsque la prise en charge pluridisciplinaire associée est bien suivie ; d’autres sont considérés en échec, avec une perte de poids < 5% du poids. La non réponse au traitement reste rare, voire exceptionnelle en cas de suivi assidu. A moyen et long terme : Les maladies métaboliques qui sont associées à l’obésité s’améliorent aussi avec la perte de poids (diabète, cholestérol, stéatose hépatique, hypertension artérielle, etc..), de même que la qualité de vie, l’estime de soi, les aptitudes à la reprise d’une activité sportive. La différence entre ces 2 techniques réside dans les effets à long terme, puisque l’Endosleeve est une restriction définitive, le poids se maintient à 3 et 5 ans chez la plupart des patients. Au-delà de 5 ans, le risque de reprise de poids est rare mais non nul et se majore avec le temps, tout comme pour les techniques chirurgicales. Le ballon gastrique a surtout un effet « starter motivationnel ». Plus de 2/3 des patients maintiendront cette perte de poids à long terme mais 1/3 risquent de reprendre le poids perdu. La poursuite d’un suivi nutritionnel et d’une activité physique régulière à vie après les interventions est recommandée pour éviter le risque de reprise pondérale. Ceci explique la nécessité d’une bonne préparation pour choisir l’intervention la plus adaptée à votre profil. L’équipe pluridisciplinaire est là pour vous aider à faire le meilleur choix. Contre-indications Contre-indications communes aux 2 techniques • Ulcère de l’estomac, oesophagite (contre-indications temporaires) • Maladie de Crohn • Troubles cognitifs ou psychiatriques sévères • Troubles sévères et non stabilisés du comportement alimentaire. • Alcoolisme, toxicomanie. • Traitement par certains médicaments fluidifiants le sang • Grossesse ou désir de grossesse l’année qui suit l’intervention • Cirrhose • Troubles de la coagulation • Refus du patient d’adhérer à la prise en charge pluridisciplinaire Contre-indications spécifiques du ballon intra-gastrique • Antécédents de chirurgie gastrique. • Hernies hiatales volumineuses (> 5 cm), • Traitement par anti-inflammatoires non stéroidiens • La pratique de plongée sous-marine ou de sports de combats car ils augmentent le risque de perforation spontanée ou provoquée du ballon. Il faut éviter également les massages du dos en position ventrale. Complications Complications du ballon intra-gastrique En termes de tolérance à court terme , des crampes abdominales, des nausées voire des vomissements sont fréquemment observés les premiers jours, d’où la mise en place systématique d’un traitement symptomatique prescrit en sortie pour 7 jours. La reprise d’un transit est souvent observée après plusieurs jours. - Il est exceptionnel de devoir retirer un ballon pour intolérance (crampes ou vomissements) lorsque l’on respecte le traitement symptomatique et le protocole de réalimentation progressive qui vous sera remis par le diététicien au cours d’une séance de préparation. Malgré cela, il arrive de façon exceptionnelle que des patients ne parviennent pas à s’habituer à la présence d’un corps étranger dans l’estomac et que l’on doive le retirer. Dans la majorité des cas, les patients s’habituent et finissement après plusieurs semaines ou mois par ne plus sentir la présence du ballon sauf en termes de restriction alimentaire. Il arrive même que l’effet de satiété s’estompe avec le temps malgré un ballon correctement positionné et rempli. - A moyen terme, des diarrhées peuvent survenir sans aucune autre cause retrouvée que la présence d’un ballon gastrique. Cet effet indésirable est rare. - Un désagrément fréquent est une mauvaise haleine et des rots malodorants causés par la stagnation des aliments dans l’estomac. Une bonne hydratation après les repas pour nettoyer ces résidus alimentaires est nécessaire pour réduire cet effet indésirable. Les risques de complications non graves (oesophagite par majoration du reflux, ulcères gastriques) sont prévenus par la prise quotidienne d’un traitement anti-sécrétoire d’acide gastrique (type omeprazole, pantoprazole, esomeprazole ou rabeprazole) durant toute la durée du ballon. Pour éviter les ulcères gastriques, les Anti-inflammatoires non stéroidiens sont proscrits et l’utilisation de Paracetamol doit être privilégiée. Le modèle de ballon que nous utilisons est homologué pour 12 mois et son volume est ajustable. Le choix de ce modèle homologué pour 12 mois est justifié par la nécessité, même si la perte de poids se fait principalement dans les premiers mois qui suivent la pose, de maintenir et consolider la perte de poids par une phase de stabilisation voire amplifier la perte de poids (perte de 12% du poids corporel 6 mois après la pose et jusqu’à 15-20% après 12 mois). Le volume du ballon peut être ajustable au cours de l’année, c’est-à-dire que l’on peut aussi bien augmenter comme réduire son volume (en cas de perte d’efficacité ou au contraire de mauvaise tolérance). Il vaut mieux éviter d’avoir recours à une nouvelle intervention pour augmentation de volume sauf si elle est justifiée et discutée de façon pluridisciplinaire en amont. En effet, on gagne rarement un réel bénéfice sur la perte de poids à augmenter le volume jusqu’à un maximum de 800ml. Un volume de 800 ml ne peut jamais être fait pour une 1ère pose en raison d’un risque majeur d’intolérance. Complications exceptionnelles mais potentiellement graves : Une intolérance précoce majeure avec vomissements importants et persistants pouvant entraîner une déshydratation voire une gastrite ischémique, justifiant un retrait précoce du ballon si cette intolérance n'est pas améliorée par une réhydratation et des traitements symptomatiques administrés par voie veineuse. Une pancréatite aiguë provoquée par compression mécanique du ballon sur le pancréas (situé sous l’estomac) peut survenir plusieurs semaines après la pose. Elle se manifeste par une douleur brutale et intense au niveau de la zone épigastrique et irradiant dans le dos ; elle évolue favorablement après retrait en urgence du ballon. Plaies voire perforations de l’œsophage ou de l’estomac au cours des procédures de pose ou de retrait, ou encore plus exceptionnel en dehors des procédures. Dégonflement spontané du ballon entrainant sa migration dans l’intestin avec un risque d’occlusion intestinal Ces complications sont exceptionnelles mais pourraient nécessiter une prise en charge chirurgicale pour les soigner si elles surviennent. Tout symptôme anormal justifie une hospitalisation en urgence pour un examen clinique et des examens complémentaires afin d’écarter une éventuelle complication. Un médecin gastroentérologue de notre équipe est d’astreinte 24h/24h et 7/7. Un appel au standard de notre clinique vous permettra de rentrer en contact avec lui. Complications de l’Endosleeve On observe une meilleure tolérance post opératoire qu’avec le ballon gastrique car il n’y a pas de « corps étranger ». Sous traitement symptomatique pendant 7 à 10 jours, les nausées sont rares et les vomissements exceptionnels. Les patients ressentent pendant 24-48h une sensation de lourdeur au niveau épigastrique comme « une pierre » ou la sensation que « ça tire ». Cette sensation n’est pas vraiment douloureuse et se calme avec des antalgiques simples. La reprise des boissons se fait le lendemain et l'alimentation lisse et légère le surlendemain. Le transit est repris dans les 3 jours et les activités professionnelles peuvent être reprises la semaine qui suit l’intervention. Pour votre confort et la qualité de la cicatrisation des sutures, il est essentiel de bien suivre les conseils alimentaires donnés par la diététicienne sous forme d’un livret remis au cours de la préparation pré-opératoire. Classiquement, la reprise des aliments commence par des repas semi-liquides puis lisses, puis mixés puis solides. Il faut manger calmement, lentement, ne pas boire pendant les repas et bien mâcher lors de la reprise des aliments solides. Complications exceptionnelles mais potentiellement graves : La période post-opératoire nécessite une surveillance attentive car les rares complications surviennent généralement dans les heures ou jours qui suivent l’opération. Saignement sur les sutures / hématomes de paroi / hématome de rate Infections avec abcès de paroi gastrique exceptionnellement la perforation de la paroi digestive pouvant entrainer une péritonite. Certaines peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale sous anesthésie générale (coelioscopie). Très rarement il arrive que le nouvel estomac soit trop étroit ou qu’un rétrécissement se forme empêchant une alimentation correcte. Exceptionnellement, une autre intervention sera nécessaire pour régler ce problème. L’excès de poids peut augmenter les risques de phlébite et d’embolie pulmonaire ; certains patients considérés à risque pourront avoir après l’opération, des piqûres d’héparine pour fluidifier le sang et éviter ce risque. Des bas de contention seront prescris aux patients moins à risque. Avant 60-65 ans, le risque opératoire est inférieur à celui qu’on prend à ne rien faire. Après votre retour au domicile la survenue de certains signes doivent vous conduire à contacter votre gastro-entérologue sans attendre : essoufflement, douleurs abdominales aiguës ou intenses, fièvre, saignements ou vomissements répétés, car ces symptômes peuvent traduire la survenue d'une complication.. Un traitement « à la carte » médical, endoscopique ou chirurgical vous sera proposé selon votre IMC, la présence de comorbidités, votre risque prévisible de reprise pondérale après l’intervention. Préparation d’au moins 6 mois avec l'équipe pluridisciplinaire avant l’intervention Validation de la décision en réunion de comité pluridisciplinaire Aucune intervention n’est miraculeuse. Il existe toujours un risque de reprise pondérale à moyen ou long terme même avec les chirurgies. Importance de l’accompagnement hygiéno-diététique pour maintenir une alimentation équilibrée, et une activité physique régulière Ces techniques ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie ou les mutuelles. Ballon intra-gastrique Endosleeve Efficacité après 12 mois en % de perte pondérale totale - 15 à 20% poids corporel - 17 - 20% poids corporel Temps d’hospitalisation Ambulatoire 1 nuit Temps d’intervention 20 min pour la pose /20 min pour le retrait 1h à 1h15 Durée de la restriction 1 an A vie Tolérance post opératoire Médiocre pendant 1 semaine Bonne après 24h Complications <2% <2% Parcours de soins Ballon intra-gastrique ou Endosleeve à la Clinique Pasteur Notre centre a organisé un parcours de soin complet et pluridisciplinaire avec pour objectif de vous proposer une prise en charge médicale optimale, personnalisée à chaque profil de patient, en respect des règles de bonne pratique recommandées par la Haute Autorité de Santé, et axée sur la bienveillance envers les patients qui nous auront fait confiance. Modes d'entrée dans le parcours de soins Le mode d'entrée dans le parcours de soins dépend : de l'IMC de la prise en charge nutritionnelle préalable. Si l'IMC est > 35 D'autres options thérapeutiques peuvent être discutées : chirurgie bariatrique ou injections médicamenteuses (Wegovy°). C'est pourquoi le parcours de soins débute par une consultation avec un médecin nutritionniste qui selon la présence de comorbidités, votre histoire pondérale, vos antécédents médicaux, votre risque attendu de reprise pondérale, vous apporteront leur expertise et leur avis sur la prise en charge la plus adaptée. Si vous n'êtes pas encore suivi par un médecin nutritionniste , veuillez contacter : Dr Caroline LAPORTE-DAUBE ou Dr Leïla BOULANOUAR Lieu : Clinique Pasteur Bâtiment Îlot -Porte 7 – 6 ème étage 45 avenue de Lombez 31300 Toulouse Coordonnées = 05 62 21 36 80, smendocrino@clinique-pasteur.com Si vous êtes déjà suivi par un médecin nutritionniste extérieur à la Clinique Pasteur et que le projet est abouti, vous pouvez contacter directement le secrétariat de gastro-entérologie : Dr Maeva GUILLAUME Lieu : Clinique Pasteur Bâtiment Îlot -Porte 7 – 5ème étage- Cabinet 52, 45 avenue de Lombez 31300 Toulouse Coordonnées: secdrguillaume@clinique-pasteur.com Si l'IMC est entre 30 et 35 Il n'y a pas d'autres options thérapeutiques que l'endoscopie bariatrique. 1/ Vous pouvez nous adresser un mail de demande d’information / prise en charge à l’adresse suivante : secdrguillaume@clinique-pasteur.com avec vos coordonnées (nom, prénom, date de naissance, téléphone, adresse mail), votre indice de masse corporelle (poids (kg)/(taille x taille en m) 2/ Le parcours débute avec une réunion d’information générale en séance de groupe. Nous organisons une réunion mensuelle. Cette réunion est présentée par le Dr Maeva GUILLAUME , hépato-gastro-entérologue, avec une projection power-point et vidéos explicatives. L’objectif de cette réunion est de pouvoir répondre à toutes vos interrogations concernant les techniques d’endoscopie visant à traiter l’obésité, expliquer les indications (profil de patients concernés), les contre-indications, les effets indésirables et complications potentielles, leurs places par rapport à la chirurgie bariatrique classique (sleeve gastrectomie ou bypass), et enfin le parcours de soins pluridisciplinaire qui y prépare. L’intérêt de cette 1ère prise de contact en groupe est de pouvoir vous recevoir rapidement après votre demande de prise en charge, dans un délai < 1 mois, compte tenu des délais habituellement longs (plusieurs mois) pour une consultation individuelle, et donc de vous faire accéder plus rapidement au parcours de soins préparatoire. En outre, elle permet d’éviter des consultations inutiles pour les patients qui ne rentreraient pas dans les critères de ce type de prise en charge ou qui ne seraient finalement pas intéressés. La séance en groupe permet de plus de bénéficier d’éventuelles questions posées par d’autres patients. Lieu de réunion : Clinique Pasteur Pavillon Ilôt des consultations (Porte 7) 6ème étage, salle de réunion. Elle a lieu en général un vendredi de chaque mois de 13h30 à 14h30. 3/ A la fin de cette réunion, notre secrétaire spécialisée dans cette activité vous remettra, si vous êtes intéressé(e) et éligible : - les coordonnées d’une diététicienne et d’une psychologue spécialisées dans la préparation des patients atteints de surpoids ou obésité et souhaitant avoir recours à une intervention d’endoscopie bariatrique. Ce binôme vous préparera à cette intervention pendant plusieurs mois. Si vous avez déjà un suivi, il n’est pas obligatoire d’avoir un double suivi, sous réserve d’avoir une attestation favorable de prise en charge depuis plusieurs mois et de non contre-indication par ces praticiens. Toutefois, dans certains cas, nous vous demanderons de rencontrer au moins une fois en consultation les praticiens de notre parcours de soin. - les coordonnées d’un médecin nutritionniste : Dr Caroline LAPORTE-DAUBE ou Dr Leïla BOULANOUAR. Toutes les deux coordonnent également la prise en charge des patients ayant pour projet une chirurgie bariatrique classique (sleeve gastrectomie ou bypass). Elles vous apporteront leur expertise et leur avis sur la prise en charge la plus adaptée (Ballon intra-gastrique, Endosleeve, sleeve gastrectomie ou bypass) selon votre IMC, votre âge, vos antécédents médicaux, votre risque attendu de reprise pondérale, etc… Si vous avez déjà un médecin nutritionniste extérieur à la Clinique Pasteur, il n'est pas nécessaire de les rencontrer. - un rendez-vous en Hôpital de Jour pluridisciplinaire (au Centre de Soins des Maladies Chroniques de la Clinique Pasteur) pour un bilan complet avec des consultations spécialisées et des examens complémentaires (bilan pré-opératoire). 4 / Hôpital de Jour pluridisciplinaire (au Centre de Soins des Maladies Chroniques de la Clinique Pasteur) Vous viendrez au cours de votre parcours passer sur une demi-journée un bilan complet avec des consultations spécialisées et des examens complémentaires (bilan pré-opératoire). Cette hospitalisation est coordonnée par un médecin nutritionniste spécialisé dans l’obésité et la préparation des patients atteints de surpoids ou obésité et souhaitant avoir recours à une intervention d’endoscopie bariatrique. Une ordonnance vous sera adressée lors de la prise de rendez-vous pour réaliser une semaine avant votre venue un bilan sanguin à jeun dans un laboratoire proche de votre domicile, afin que nous disposions le jour de votre venue des résultats nous permettant d’avoir toutes les informations nécessaires à une prise en charge optimale (dépistage d’un diabète, de troubles du cholestérol, bilan du foie, dosages des vitamines pour corriger d’éventuelles carences etc…). Consultations et Examens pratiqués le jour de l’hospitalisation: Echographie abdominale TOGD (transit oeso-gastro-duodénal) = radiographie thoracique après ingestion de produit de contraste Electrocardiogramme Prise de tension artérielle, poids taille, tour de taille, calcul de l’IMC Bilan de votre historique médical et de votre histoire pondérale, vérification de la présence ou absence de certaines pathologies pouvant être secondaires à l'obésité. En cas de suspicion de syndrome d’apnée du sommeil, un dépistage et consultation avec un pneumologue seront réalisés. Consultation avec une infirmière spécialisée Consultation avec un médecin du sport pour établir un programme d’Activité Physique Adaptée de remise en forme Consultation de synthèse avec le médecin nutritionniste : stratégie individualisée d'accompagnement médical pour la perte de poids en ayant définit ensemble les objectifs. Vous ne rencontrez par la diététicienne et la psychologue car le suivi est externalisé pour ces deux activités. 5/ Gastroscopie préalable Vous reviendrez en ambulatoire (une demi-journée) à la Clinique Pasteur Bâtiment ATRIUM (porte 40) passer une gastroscopie . L’objectif est de faire une exploration préalable à l’intervention pour s’assurer de l’absence de contre-indication temporaire (oesophagite par reflux, ulcère gastrique, infection à Hélicobacter Pylori détecté par biopsies) ou définitive (hernie hiatale volumineuse, etc.). L’examen se fait à jeun en règle générale sous anesthésie générale (mais peut être réalisé sous anesthésie locale si c’est votre souhait). La durée de l’examen est d’environ 5 à 7 minutes. Ce sera l’occasion de revoir le Dr Maeva GUILLAUME en consultation individuelle après l’examen pour faire le point sur l’avancée de votre parcours. 6/ Parallèlement, vous serez suivi en consultations externes par l’équipe spécialisée dans la préparation des patients atteints de surpoids ou obésité et souhaitant avoir recours à une intervention d’endoscopie (ou de chirurgie) de l’obésité. Cette étape de préparation est indispensable pour assurer une prise en charge optimale du surpoids, afin de régler tous les facteurs qui ont pu contribuer à la prise de poids, augmenter vos chances de perte pondérale après intervention, et prévenir le risque de reprise de poids à long terme. - Suivi diététique (Madame Emilie Pasquet-Raynal): o minimum 6 consultations pré-opératoires o suivi post-opératoire (environ 1 consultation par mois pendant 6 mois, puis ensuite espacées en fonction des besoins) o L’objectif est de développer l’ensemble des compétences diététiques nécessaires pour les patients bénéficiant d’une intervention d’endoscopie bariatrique. o Le travail s’articule sur plusieurs axes : § Comportement alimentaire afin de ne pas s’orienter dans des schémas dysfonctionnels avec risque d’effet rebond (yo-yo) § Amélioration de la perceptions des sensations alimentaires afin de majorer et pérenniser la perte de poids § Gestion de l’alimentation spécifique aux besoins des patients ayant une endosleeve ou un ballon intragastrique o Lieu : Clinique pasteur porte 4 - RDC - 3 avenue sans, 31000 Toulouse o Coordonnées = 05 62 21 16 29, epasquet@clinique-pasteur.com o Prise de rdv en ligne : https://www.doctolib.fr/dieteticien/toulouse/emilie-pasquet-raynal - Suivi psychologique (Madame Sara Benoit) : o Au minimum une consultation o L’objectif est de faire le point sur le parcours de vie du patient. Une évaluation est faite sur les événements de vie qui ont pu favoriser la prise de poids et une attention est portée aux appréhensions liées au pré ou au post opératoire. Un suivi psychologique est alors mis en place en fonction des besoins du patient et au rythme adéquat. o Lieu : 53 avenue Pierre Molette 31100 TOULOUSE o Coordonnées = 0685784398 ; sarabenoit.psychologue@gmail.com o Prise de rdv en ligne : https://perfactive.fr/sara-benoit/book - Suivi médical en cas d’Endosleeve (Dr Caroline LAPORTE-DAUBE ou Dr Leïla BOULANOUAR) o L’objectif est d’acquérir les compétences d’auto-soins et d'adaptation en vue d'une endoscopie bariatrique concernant différents items : § La définition de l'obésité en tant que maladie chronique, ses causes et ses conséquences. § Connaître les principes d'une prise en charge endoscopique visant à obtenir une restriction calorique. § Connaître les modalités du suivi après intervention avec nécessité d'un suivi à vie. § Comprendre l’intérêt de pratiquer une activité physique régulière intégrée au mode de vie. § Comprendre l'intérêt d'une substitution vitaminique suite à l'intervention. o Lieu : Clinique Pasteur Bâtiment Îlot -Porte 7 – 6 -ème étage 45 avenue de Lombez 31300 Toulouse o Coordonnées = 05 62 21 36 80, smendocrino@clinique-pasteur.com 7 / Lorsque l’équipe de préparation vous jugera prêt(e) pour votre intervention, la décision finale sera validée en réunion par l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire. Ces « RCP » (Réunions de Comité Pluridisciplinaire) sont réalisées une fois par mois avec présence obligatoire des 2 médecins nutritionnistes Dr Caroline LAPORTE-DAUBE et Dr Leïla BOULANOUAR, de la diététicienne (Madame Emilie PASQUET-RAYNAL), de la psychologue (Madame Sara BENOIT) et du Dr Maeva GUILLAUME (hépato-gastro-entérologue). Nous vérifions que le patient répond bien aux indications, ne présente pas de contre-indications, que le bilan pré-opératoire est complet, qu’il n’existe pas de réserve d’ordre diététique (trouble du comportement alimentaire non stabilisé) ou psychologique. 8/ C’est à l’issue de cette réunion que l’intervention peut être programmée dans le mois qui suit. La consultation pré-opératoire avec le Dr Maeva GUILLAUME (hépato-gastro-entérologue) permet de répondre aux dernières questions relatives à l’intervention et préparer le post opératoire. Elle est suivie d’une consultation avec l’anesthésiste. 9/ Après l’intervention, le suivi pluridisciplinaire se fait en alternance avec l'un des membres de l'équipe pluridisciplinaire. Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact
- mici, endoscopies et mici
Certains examens complémentaires sont indispensables pour faire le diagnostic de MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin), pour juger de la sévérité de la poussée, rechercher ou dépister des complications, c’est le cas des examens endoscopiques. Endoscopies et MICI Endoscopies et les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) Certains examens complémentaires sont indispensables pour faire le diagnostic de MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin), pour juger de la sévérité de la poussée, rechercher ou dépister des complications, c’est le cas des examens endoscopiques. On entend par endoscopie, l’ensemble des examens utilisant des endoscopes : appareils munis d’un système d’éclairage qui peuvent être introduits dans un organe creux et en permettre l’exploration. On peut, à l’aide de ces appareils, regarder directement à l’intérieur de tous les organes, et en particulier pour le tube digestif de l’osophage, de l’estomac, du duodénum, de l’intestin grêle et du côlon, y recueillir des photos, des films. Grâce à la présence de canaux opérateurs, il est possible d’introduire au travers de l’endoscope des pinces, des anses, des aiguilles, des cathéters, des ballons de dilatations qui permettent la respectivement la réalisation de biopsies (prélèvements), l’ablation de polypes, l’injection de substances, de colorations,de traitement de sténoses (rétrécissements). Ces appareils fonctionnent avec des systèmes vidéo : l’appareil étant muni à son extrémité d’un système de caméra miniaturisé à CCD comparable à celui d’utilisé dans les caméras vidéo. La coloscopie constitue l’examen clef du diagnostic de MICI. Elle va permettre de visualiser l’ensemble du côlon (gros intestin) et la dernière partie de l’intestin grêle (partie terminale du petit intestin)e, de réaliser des prélèvements, éventuellement de faire des photos. Comment réaliser un endoscopie de bonne qualité ? Une préparation est nécessaire pour nettoyer le côlon. Une excellente préparation sera le garant d’un examen de qualité et la coopération du patient est donc indispensable. Il faut suivre un régime sans résidus les trois jours précédant l’examen, c’est-à-dire exclure les fruits, les légumes et le pain. Dans les heures qui précèdent la coloscopie, le patient absorbera une solution purgative. La préparation doit être effectuée correctement pour que le médecin puisse réaliser un examen complet et de bonne qualité. La coloscopie s’effectue sous anesthésie de courte durée. Il est donc indispensable d’avoir une consultation de pré-anesthésie, au plus tard 48 heures avant l’examen, sauf en cas d’urgence. L’examen est réalisé en hospitalisation de jour. Le patient arrive à jeun (sans avoir bu, mangé et fumé depuis au moins 6 heures). La coloscopie dure entre 15 et 30 minutes. Un repos de quelques heures après l’examen est nécessaire avant de quitter le centre d’examen. Le patient ne doit pas conduire de véhicule pendant les 24 heures qui suivent. Il est souhaitable de repartir accompagné. A quoi sert ce premier examen ? La coloscopie permet au gastro-entérologue de confirmer le diagnostic de MICI et d’en préciser la nature : Maladie de Crohn (MC) Rectocolite hémorragique (RCH). Sur un compte rendu détaillé, il va décrire les lésions (ulcérations, rétrécissements, polypes.) l’étendue de la maladie (est-elle limitée ou étendue à tout le côlon, touche-t-elle la partie terminale de l’intestin grêle ?) Dans la majorité des cas, ces éléments permettent de préciser la nature de la MICI (maladie de Crohn ou RCH), mais parfois cela est plus difficile et les prélèvements (biopsies), que le médecin aura réalisés à l’aide de pinces et qu’il adressera au laboratoire d’anatomo-pathologie, permettront de confirmer le diagnostic. Grâce à cet examen un traitement adapté sera mis en route. En dehors du diagnostic initial de MICI, faut-il faire d’autres coloscopies ? La coloscopie devra la plupart du temps être renouvelée en fonction des troubles digestifs mais elle ne sera pas systématique lors de chaque poussée. Mais elle sera indispensable si le médecin suspecte une complication, en cas d’absence de réponse au traitement médical, après chirurgie pour juger de l’intérêt d’un traitement préventif des rechutes (immunosuppresseurs), avant la mise en route d’un traitement par anti-TNF pour éliminer une sténose (rétrécissement du côlon ou de l’intestin grêle), avant une intervention chirurgicale, Parfois la coloscopie sera réalisée pour dilater des sténoses et éviter une intervention chirurgicale. Des coloscopies sont-elles nécessaires lorsque tout semble aller bien ? La coloscopie est essentielle également dans la prévention du cancer colo-rectal même en l’absence de tout symptôme. Le cancer colo-rectal est le cancer digestif le plus fréquent et les malades atteints de MICI ont un risque accru et précoce. Ce risque est d’autant plus élevé que la maladie est étendue et ancienne même si elle est en rémission grâce au traitement. Avant d’atteindre le stade de cancer les lésions passent par le stade d’inflammation puis de dysplasie (Modification progressive des caractéristiques de normalité d’une cellule. Perte par exemple de la paroi, ou de certaines propriétés de fabrication, de sécrétion etc.). La surveillance par coloscopie, réalisée en dehors des poussées de la maladie, permet de dépister ces dysplasies. Au cours de la coloscopie, des biopsies systématiques sont réalisées dans ce but. De nouvelles techniques sont apparues pour aider à la recherche de ces dysplasies comme la chromo-endoscopie. On répand dans le côlon, au cours de la coloscopie, un colorant, le bleu de méthylène, par un canal opérateur pour colorer la paroi colique, les zones anormales dites dysplasiques apparaissent, permettant ainsi de cibler les biopsies. Le risque d’apparition d’une dysplasie augmente avec : l’ancienneté de la maladie le jeune âge au moment du diagnostic l’étendue de la maladie Quand faut-il débuter cette surveillance ? En cas d’atteinte de l’ensemble du côlon, la surveillance systématique doit débuter à partir de la 8° année d’évolution puis sera répétée à intervalles réguliers. En cas de maladie limitée à la partie gauche du côlon, la surveillance s’effectue, de la même manière, à partir de la 15° année. Par contre qu’elle que soit l’étendue de la maladie, l’existence d’une cholangite sclérosante associée (maladie inflammatoire des voies biliaires), incite à débuter la surveillance immédiatement. La découverte d’une dysplasie, conduira dans la plupart des cas à l’indication d’une colectomie (ablation du côlon), afin d’éviter l’apparition d’un cancer. Peut-on réaliser d’autres explorations endoscopiques digestives ? La maladie de Crohn pouvant toucher tout le tube digestif il est parfois nécessaire de réaliser une exploration de l’osophage, de l’estomac, et du duodénum : on réalise alors une endoscopie à l’aide d’un appareil introduit par la bouche. L’entéroscopie utilise également un endoscope introduit par la bouche permettant l’exploration d’une partie de l’intestin grêle, il est rarement réalisé au cours des MICI. La vidéocapsule endoscopique est une gélule contenant une caméra vidéo miniaturisée et une source lumineuse. Avalée, elle progresse naturellement. La caméra permet d’enregistrer des images vidéos, transmises par télémétrie à un enregistreur externe que le patient porte à la ceinture. La capsule est éliminée dans les selles au bout de 24 heures environ. Elle permetd’explorer en totalité l’intestin grêle mais il n’est pas possible de réaliser des prélèvements et, actuellement, elle ne peut pas examiner le côlon. Elle est contre indiquée en cas de sténose mais peut être utile pour différencier une maladie de Crohn et une RCH (dans cette dernière il n’y a jamais de lésion sur l’intestin grêle) ou pour établir l’étendue des lésions d’une maladie de Crohn. Que doit-on retenir ? La coloscopie est indispensable pour faire le diagnostic de MICI, pour évaluer l’étendue et la gravité des lésions afin d’adapter le traitement. Une surveillance endoscopique est nécessaire après quelques années d’évolution afin de dépister des lésions pré-cancéreuses et ainsi de prévenir l’apparition d’un cancer colo-rectal. endoscopies_et_mici .pdf Download PDF • 151KB
- mici, ma mici fonder une famille
Vous désirez fonder une famille mais vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI, maladie de Crohn ou Rectocolite Hémorragique) ou votre partenaire en est atteint. Ma MICI : Fonder une famille La grossesse et les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) Vous désirez fonder une famille mais vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI, maladie de Crohn ou Rectocolite Hémorragique) ou votre partenaire en est atteint. Cette décision est probablement l’une des plus importantes à prendre dans votre vie mais vous vous posez de nombreuses questions : Puis-je tomber enceinte ? Quelles sont les répercussions de fonder une famille sur la santé ? Dois-je continuer à prendre mes médicaments pendant ma grossesse ? Mes enfants seront ils atteints d’une MICI ? Comment vont se dérouler ma grossesse et mon accouchement ? Quelques précautions sont de mise, mais il est possible d’envisager et de mener à bien une grossesse sans véritable difficulté. Nous espérons que cette brochure vous aidera à répondre simplement à la plupart des questions que vous vous posez. La fertilité du couple est-elle modifiée par les Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ? La fertilité des femmes atteintes de MICI n’est pas modifiée, sauf durant les périodes d’activité de la maladie, c’est-à-dire en poussée. En période de poussée de la maladie, souvent à l’occasion d’un amaigrissement important avec aménorrhée (absence des règles), la fécondité peut être réduite. La bonne nouvelle en revanche c’est qu’en période de rémission les études ont montré que la fécondité est sensiblement identique à celle des autres femmes non malades ! Il est donc déconseillé d’envisager une conception pendant une période d’activité importante de la MICI. Les interventions chirurgicales antérieures ou les récidives répétées sont susceptibles d’entraîner des adhérences (phénomènes cicatriciels à l’intérieur de l’abdomen) et de rendre plus aléatoire la fécondation. Néanmoins, la seule chirurgie actuellement responsable d’un taux inférieur de fécondité est « l’anastomose iléo-anale avec poche ». Pour cette raison, il est essentiel que vous en parliez avec votre médecin si vous envisagez un tel projet (planification familiale). Et du côté du père ? Pendant une poussée active de la MICI, il peut présenter un nombre réduit de spermatozoïdes qui reviendra à la normale en période de rémission. Une alimentation équilibrée est également nécessaire. Il devra arrêter certains traitements 3 mois avant de concevoir un enfant car ils peuvent entraîner une diminution du nombre de spermatozoïdes et parfois une malformation des spermatozoïdes. Il faudra donc vérifier avec son médecin que le traitement est compatible avec le désir de grossesse et envisager le cas échéant un changement de thérapeutique pour permettre une conception dans de bonnes conditions. Cette diminution du nombre de spermatozoïdes est réversible en deux mois après l’arrêt du traitement (Pour plus de renseignement, il faudra en discuter avec votre médecin). Chez un homme ayant subi une amputation du rectum, il arrive exceptionnellement qu’une impuissance ou des problèmes d’éjaculation rétrograde s’installent (éjaculation du sperme dans la vessie). Les Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) influencent-elles la grossesse ? La contraception est nécessaire quand le traitement en cours comporte un médicament non autorisé pendant la grossesse. Lorsque la maladie est active au moment de la conception, les fausses couches sont fréquentes ainsi que le risque de prématurité et d’insuffisance pondérale à la naissance. Il est donc nécessaire de ne pas envisager de grossesse tant que la maladie n’est pas parfaitement stabilisée et c’est pourquoi il est important de bien suivre le traitement de la MICI. Lorsque la conception survient en période de quiescence (stabilisation de la maladie) de la maladie et qu’une poussée ne survient pas au cours de la grossesse, la patiente doit être certes suivie de façon attentive et plus étroite que de coutume (en particulier pendant le dernier trimestre) mais, dans la majorité des cas, grossesse et accouchement se déroulent normalement. Un risque possible de prématurité et d’hypotrophie (insuffisance pondérale) a été rapporté au cours de la MC (maladie de Crohn) et de la RCH. Il convient de signaler qu’aucune étude n’a montré un risque majoré de malformation (liée à la MICI) chez le nouveau-né. Enfin, il peut arriver que votre MICI entre en phase active pendant la grossesse, mais les risques ne semblent pas plus élevés que si vous êtes en phase de stabilisation. La grossesse influence-t-elle la MICI ? Lorsque la maladie est active au moment de la conception : la MICI peut s’aggraver (1/3 des cas), rester stable (1/3 des cas) ou s’améliorer jusqu’à l’accouchement (1/3 des cas). Il est donc logique de ne pas envisager de conception tant que la MICI reste évolutive. Si la maladie est inactive au moment de la conception, le risque de rechute pendant la grossesse est de l’ordre de 20 à 25 %. Lorsqu’une rechute survient, c’est le plus souvent au cours du premier trimestre de la grossesse. Le problème est celui du traitement médicamenteux, il se résout au cas par cas et doit faire l’objet de discussions entre la patiente (son partenaire), le gastro-entérologue et le gynécologue. Au mieux, cette discussion doit être abordée avant la conception afin de prendre la bonne décision avant la grossesse. En règle générale : s’il existe un traitement d’entretien de la MICI lorsque la grossesse est déclarée, il est préférable de le maintenir (sauf si ce traitement est contre-indiqué pendant la grossesse) ; si une poussée survient au cours de la grossesse, la plupart des études ont montré que les thérapeutiques de première ligne pouvaient être utilisées sans risque. Existe-t-il un risque de transmission des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) à l’enfant ? Ce risque existe mais il est faible, de l’ordre de 1 % si l’un des parents est atteint mais il s’élève à 30 % si les 2 parents sont atteints. Les tests génétiques, utilisés pour la recherche, n’ont aucune utilité en pratique quotidienne. En effet, qu’ils soient positifs ou négatifs, ils ne permettent pas de prévoir si la maladie va ou non se développer chez l’enfant. De plus, il n’existe pas actuellement de traitement préventif. Je suis enceinte : que dois-je faire ? Tout d’abord, félicitations et voici quelques recommandations : Parlez-en avec votre gastro-entérologue rapidement ; Ne changez rien à votre traitement sans son accord ; Assurez-vous de bien vous nourrir ; Fumer avant, pendant ou après la grossesse est une mauvaise idée. Le tabac est responsable d’insuffisance pondérale (diminution anormale du poids du corps) chez le foetus, de la manifestation ou de l’aggravation de la maladie de Crohn. Profitez de ce moment pour vous sevrer définitivement ! Il vous faut garder à l’esprit qu’il y a plus de femmes qui feront l’expérience d’une merveilleuse grossesse menée à terme que de femmes qui éprouveront des problèmes ; Profitez de ce moment d’attente qui précède la naissance pour préparer la venue de votre bébé en toute sérénité. L’accouchement par voie naturelle est-il possible ? Il est souvent préférable d’éviter l’épisiotomie en cas de maladie de Crohn en raison de la possibilité de fistule. La présence de fistule ou d’abcès dans la région périnéale doit conduire à envisager une césarienne compte tenu des risques infectieux et parfois d’aggravation de la maladie périnéale. Néanmoins, cette appréciation reste à évaluer par le gynécologue obstétricien. En cas d’anastomose iléo-anale, il n’y a pas de contre-indication formelle à un accouchement par voie naturelle ; les modalités de l’accouchement ne doivent être décidées que par le gynécologue obstétricien. Est-ce que je peux allaiter mon enfant ? L’allaitement ne modifie pas l’évolution de la MICI ; Les enfants qui reçoivent un allaitement maternel auraient un moindre risque de MICI. Certains médicaments pris par la mère passent dans le lait maternel, il faudra donc en discuter avec votre médecin ; Il n’y a pas lieu de paniquer. Les risques pour le nourrisson varient selon le médicament et la dose ; ? Aucune règle ne vous contraint à interrompre la prise de tous vos médicaments sous prétexte que vous allaitez. Rappelezvous qu’il importe d’abord que vous vous mainteniez en aussi bonne santé que possible avec les médicaments indiqués de sorte que vous puissiez prendre soin de votre bébé. Il faudra donc en discuter avec votre médecin. Mon traitement MICI avant et pendant la grossesse La plupart des médicaments de ma MICI sont sans danger pour les hommes et les femmes lorsqu’ils tentent de fonder une famille. Un faible nombre de traitement est à proscrire à tout prix au cours de cette période. Il faudra donc en discuter avec votre gastro-entérologue pour vous informer clairement sur les risques encourus avec votre traitement et trouver une solution de rechange si cela est nécessaire avant de concevoir un enfant. Pendant la grossesse, nous insistons sur l’importance de bien contrôler votre MICI afin d’avoir une grossesse sans problème et un bébé en bonne santé. Les médicaments contribuent à votre bien-être. Le gastro-entérologue vous prescrit des médicaments pour les bienfaits qu’ils vous procurent, mais bien entendu, ils ne sont pas exempts d’effets indésirables. Comme toujours, une discussion avec votre gastro-entérologue vous permettra de peser les risques par rapport aux bénéfices de prendre tel ou tel médicament, surtout pendant la grossesse. Pour cette raison, le milieu médical recommande aux femmes de continuer à prendre leurs traitements (à l’exception de certains) avant et pendant leur grossesse même au cours d’une poussée active (inflammation de la muqueuse sans signe clinique). Il n’est pas recommandé de cesser automatiquement vos médicaments sous prétexte que vous êtes enceinte. Etre porteur de MICI n’empêche pas de devenir mère ou père mais il est préférable d’évoquer le projet d’une grossesse avec son équipe soignante (gastro-entérologue, gynécologue, médecin traitant, sage-femme) qui saura vous guider dans les choix thérapeutiques, les conduites à tenir et vous rassurer dans ce formidable projet. Références utiles Marteau Ph, Beaugerie L, Schénowitz G, Tucat G. MICI et grossesse : Prise en charge des MICI. John Libbey Eurotext Ed. Paris 2003:82-90. Couve S, Seksik Ph, Elefant E, Jian R, Marteau Ph. Maladies inflammatoires de l’intestin et procréation. Gastroenterol Clin Biol 2003;27:618-26. Cornish JA et al. Pregnancy a meta-analysis on the influence of inflammatory bowel disease on pregnancy. Gut 2007;56:830-7. Mahadevan U et al. The London position statement of the World Congress of Gastroenterology on Biological Therapy for IBD with the European Crohn’s and Colitis Organisation: Pregnancy and Pediatrics. Am J Gastroenterol 2010;106:214-23. mici_fonder_famille .pdf Download PDF • 97KB
- proctologie operations, ph metrie toulouse
pH métrie à Toulouse et à Quint Fonsegrives en Occitanie avec le CMAD : Centre des Maladies de l'Appareil Digestif. pH Métrie pH-métrie œsophagienne à Toulouse Mesure et enregistrement en continu , pendant plusieurs heures, du pH du bas œsophage. La pH-métrie est un examen qui contribue à établir le diagnostic du reflux gastro-œsophagien (passage anormal de liquide gastrique acide dans l'œsophage). Elle permet également de contrôler l'efficacité du traitement chirurgical ou médical de celui-ci. La pH-métrie est un examen très fiable qui permet de détecter un RGO dans 96% des cas avec une spécificité de 96%. Technique de pH-métrie La capsule de reflux Bravo™ est un dispositif qui se fixe au tissu œsophagien pour évaluer les niveaux de pH et transmettre les données à l’enregistreur. Le dispositif d’évaluation de reflux Bravo™ est un test de pH ambulatoire par capsule œsophagienne qui capture les données de pH œsophagien pendant 96 heures au maximum. Cet examen permet de mesurer en continu l’acidité dans le bas de votre œsophage à l’aide d’une capsule qui est temporairement fixée dans le bas de votre œsophage sous anesthésie générale. L’objectif est de déterminer si vous souffrez de reflux gastro-œsophagiens (RGO). Elle transmet les variations de pH par télémétrie à un récepteur externe que vous devrez garder continuellement à votre proximité pendant 96 heures. La capsule télémétrique de pH métrie Bravo® permet un enregistrement du pH œsophagien plus prolongé (96 heures) et dans des conditions plus physiologiques que la pH-métrie conventionnelle « filaire ». Le traitement par inhibiteur de la pompe à protons (IPP) sera le plus souvent arrêté 8 jours avant, sauf indication contraire du médecin. Les anti H2 48 heures et les anti acides 12 h avant . Déroulement d'une pH-métrie œsophagienne à Toulouse Le patient porte l’enregistreur pendant 96 heures au maximum pour enregistrer les données de reflux et l’activité du patient transmises par la capsule. Lorsque le boîtier est situé trop loin de vous, il émet un signal sonore. La capsule se détache ensuite spontanément dans un délai de 7 à 14 jours, pour être éliminée spontanément dans les selles. Les pacemakers, stimulateur cardiaque, défibrillateur, grossesse, IRM programmée dans les 30 jours ou la prise d’anti-coagulant sont des contre-indications à la pose de la capsule Bravo. La tolérance de la pH-métrie sans fil est meilleure que la pH-métrie avec sonde (filaire) et elle autorise une activité normale. Les symptômes liés à la fixation de la capsule sont rares et habituellement d’intensité légère : douleurs thoraciques, blocage alimentaire et sensation de corps étranger. Ils conduisent exceptionnellement au retrait anticipé de la capsule endoscopique . Durant les 96 heures d’enregistrement, il est recommandé de poursuivre vos activités habituelles pour que l’examen se base sur un « quotidien » aussi représentatif que possible. Vous ne devez boire que de l’eau, du café ou du thé, pas de soda, pas de bière, pas de vin, pas d’alcool. Évitez le vinaigre et tout ce qui est acide. Vous devrez noter les événements sur le boîtier : début et fin de repas, périodes couchées, et symptômes (brûlures œsophagiennes , sensation de reflux, , douleurs thoraciques). Vous reviendrez 96 heures après la pose de la capsule pour rendre le boitier et l'interprétation vous sera envoyée, ainsi qu' à votre médecin traitant, quelques jours plus tard. A quoi sert une pH-métrie ? Cette exploration n’est utile que dans les cas difficiles (symptômes peu typiques, absence d’œsophagite à l’endoscopie). Elle permet de déterminer si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien (RGO). Le RGO occasionne des symptômes pouvant être très variés : toux, douleur thoracique, enrouement, maux de gorge, etc… En pratique Penser à apporter tous documents complémentaires nécessaires à votre examen : courrier du médecin qui demande l'exploration fonctionnelle, compte-rendu d’endoscopie œsogastrique ainsi que les clichés radiologiques en votre possession notamment un transit œsogastroduodénale (TOGD) ou scanner.
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Corticoïdes et MICI avec le CMAD : Les corticoïdes sont des médicaments dérivés de la cortisone, hormone naturellement sécrétée dans l’organisme par les glandes surrénales (1). Les corticoïdes ont une action anti-inflammatoire puissante, c’est pourquoi ils sont prescrits dans le traitement des poussées des MICI* (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin) (2). Corticoïdes et MICI Les Corticoïdes et les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin Que signifie « corticoïdes » ? Les corticoïdes sont des médicaments dérivés de la cortisone, hormone naturellement sécrétée dans l’organisme par les glandes surrénales (1). Les corticoïdes ont une action anti-inflammatoire puissante, c’est pourquoi ils sont prescrits dans le traitement des poussées des MICI* (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin) (2). Deux classes de corticoïdes sont utilisées dans ces maladies (3) : les corticoïdes classiques les corticoïdes qui ont essentiellement une action locale intestinale. * Les MICI comprennent essentiellement la maladie de Crohn et la RCH. Corticoïdes classiques : ce qu’il faut savoir Quand et comment sont-ils utilisés ? Les corticoïdes classiques sont utilisés pour traiter les poussées des MICI d’intensité moyenne à sévère (1). Ils sont le plus souvent utilisés par voie orale (2). Ils sont d’abord prescrits à forte dose pour faire régresser les symptômes, puis les doses sont réduites progressivement, par paliers, après quelques semaines. C’est ce qu’on appelle le « sevrage » (1, 2). Dans les formes de MICI limitées au rectum ou à la partie terminale du côlon, les corticoïdes classiques peuvent être administrés par voie rectale (lavement, mousse, suppositoire) (1, 2). Quels sont leurs avantages ? Quand la poussée est d’intensité moyenne à sévère, les corticoïdes classiques constituent le traitement le plus rapidement efficace, quelle que soit la région du tube digestif atteinte (2, 3). Quels sont leurs inconvénients ? Les corticoïdes classiques peuvent provoquer des effets indésirables parce qu’ils passent dans la circulation sanguine. Ces effets s’observent surtout lors de traitements à forte dose et prolongés (1). Lors d’une prescription limitée au traitement d’une poussée de MICI (c’est-à-dire pendant quelques semaines), ils sont parfois responsables d’une prise de poids liée à une stimulation de l’appétit, d’un gonflement du visage, d’une surexcitation avec insomnie, d’une acné (1). Ces manifestations disparaissent après l’arrêt du traitement (2). En cas de traitements prolongés, d’autres modifications de l’aspect physique sont possibles : vergetures, augmentation de la pilosité, atrophie de certains muscles (2). Les corticoïdes peuvent aussi déstabiliser un diabète, aggraver une hypertension artérielle et faciliter certaines infections en diminuant les défenses immunitaires de l’organisme (3, 4). Lorsqu’ils sont pris pendant plusieurs mois, ils peuvent entraîner une déminéralisation des os et, chez l’enfant, un retard de croissance (1). Pendant la prise de ces médicaments, les glandes surrénales se mettent au repos. à l’arrêt du traitement,si celui-ci a été prolongé, il faut vérifier par des tests qu’elles reprennent bien une activité normale (2, 4). Un traitement par corticoïdes classiques est parfois difficile à arrêter car les symptômes réapparaissent dès que les doses sont diminuées. C’est ce qu’on appelle la corticodépendance (3). Quelles précautions prendre ? Les corticoïdes classiques doivent être pris de préférence en une seule fois le matin pour ne pas perturber le sommeil (2). Il ne faut jamais les arrêter brutalement car cela peut déclencher une rechute et un risque d’insuffisance surrénalienne (3). Pour éviter la prise de poids et le gonflement, au cours des MICI, un régime sans sel ne sert à rien. Il faut simplement ne pas trop manger et réduire les aliments qui font grossir (graisses, sucreries) (2, 3). La prise de calcium et de vitamine D est nécessaire dans les traitements prolongés pour prévenir la déminéralisation osseuse (2, 3). Les vaccins « vivants » (tels que ceux par exemple contre la rubéole, la rougeole, la fièvre jaune) sont interdits (3). Il faut toujours signaler la prise de corticoïdes aux différents médecins que vous pouvez consulter, en particulier si vous devez subir une intervention chirurgicale. Pour les sportifs, attention : les corticoïdes peuvent donner une réaction positive aux tests des contrôles antidopage (4). Corticoïdes à action intestinale locale : ce qu’il faut savoir Quand et comment sont-ils utilisés ? Ce type de corticoïdes est utilisé pour traiter les poussées de maladie de Crohn d’intensité légère ou modérée, touchant la fin de l’intestin grêle et/ou la partie initiale du gros intestin (région iléocolique droite) (2, 3). Ils s’administrent par voie orale. Les gélules qui les contiennent sont conçues pour libérer le médicament au niveau de la muqueuse intestinale atteinte (3). L’arrêt du traitement doit se faire en diminuant progressivement les doses (3, 4). Quels sont leurs avantages ? Ces corticoïdes ne passent que très peu dans la circulation sanguine. Ils sont donc mieux tolérés que les corticoïdes classiques, même en cas de traitements prolongés(1, 3). Même si des effets indésirables comparables à ceux des corticoïdes classiques peuvent être observés, ceux-ci sont deux fois moins fréquents (4). Quels sont leurs inconvénients ? Ces médicaments ne peuvent pas servir à traiter toutes les formes de MICI. Ils sont réservés au traitement des poussées de la maladie de Crohn de l’adulte, lorsqu’elles ne sont pas trop sévères et lorsqu’elles ne touchent que la région iléo-colique droite (4). Quelles précautions prendre ? Ne pas arrêter le traitement brutalement (3). Prendre votre médicament selon les indications de la notice ou de votre médecin. Les vaccins « vivants » (tels que ceux par exemple contre la rubéole, la rougeole, la fièvre jaune) sont interdits (4). Il faut toujours signaler la prise de ces médicaments aux différents médecins que vous pouvez consulter. Pour les sportifs, attention : ce type de corticoïdes peut donner une réaction positive aux tests des contrôles antidopage (4). Bibliographie (1) Bouhnik Y, Rambaud JC. Traitement médical. In: Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Ed. John Libbey, Eurotext Paris, 1998:87-121. (2) Marteau P et al. Principaux traitements. Corticoïdes. In: Prise en charge des MICI. Ed. John Libbey Eurotext Paris, 2003:26-8. (3) Traitement de la maladie de Crohn. Dossier du CNHIM 2001; XXII,6. (4) Vidal 2009. corticoides_et_mici .pdf Download PDF • 220KB











