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  • Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Toulouse | Centre des Maladies de l’Appareil Digestif

    Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Elles se caractérisent toutes les deux par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Elles se caractérisent toutes les deux par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Dans la maladie de Crohn , elle peut être localisée dans tout le système digestif, de la bouche à l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin) tandis que dans la rectocolite hémorragique, elle est localisée au niveau du rectum et du colon. Ces maladies évoluent par poussées inflammatoires de durée et de fréquence extrêmement variables en fonction des patients, alternant avec des phases de rémission. Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes âgés de 20 à 30 ans mais peuvent survenir à tout âge ; 15 % des cas concernent des enfants. Leur fréquence varie considérablement d’un pays à l’autre mais les taux les plus importants sont retrouvés dans les pays industrialisés et notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, environ 5 nouveaux cas de maladie de Crohn et autant de rectocolites hémorragiques sont diagnostiqués chaque année pour 100 000 habitants. Il y a actuellement 200 000 cas nouveaux par an. Des facteurs d’environnement sur un terrain génétique Plusieurs facteurs de risque sont suspectés, notamment génétiques et environnementaux. Les études génétiques de patients atteints de MICI montre qu’il s’agit de maladies polygénétiques impliquant près de 100 gènes. Un gène de prédisposition de la maladie de Crohn a notamment été découvert (NOD2/CARD15) : une ou deux mutations sur ce gène peut multiplier par 40 le risque de développer la maladie. Mais le fait que cette maladie se développe dans les pays industrialisés fait largement suspecter le rôle de l’environnement. Les MICI apparaissent peu à peu dans les pays émergents et le suivi de migrants montre que le risque de développer la maladie rejoint celui de la population parmi laquelle ils vivent. Pollution, alimentation, hygiène, toutes les pistes sont ouvertes même si aucune étude ne permet à ce jour d’incriminer l’une ou l’autre. Seul facteur de risque avéré de la maladie de Crohn, le tabac mais qui, paradoxalement, protège de la rectocolite hémorragique. Douleurs et Diarrhée : 2 symptômes typiques Lors des poussées inflammatoires, les MICI se caractérisent le plus souvent par des douleurs abdominales, une diarrhée fréquente parfois sanglante ou encore une atteinte de la région anale (fissure, abcès) . Ils s’accompagnent souvent de fatigue, de perte d’appétit et de fièvre, parfois de manifestations extra-intestinales : articulaires, cutanées, oculaires, hépatiques. Chez environ 20 % des patients, les crises sont sévères. Leur intensité peut imposer l’hospitalisation, l’arrêt de l’alimentation et un traitement par perfusion pendant quelques jours. L’évolution de la maladie et surtout la répétition des crises peut entraîner le rétrécissement (sténose) d’un segment intestinal atteint puis éventuellement une occlusion ou encore un abcès pouvant aboutir à une fistule, c’est-à-dire à l’ouverture d’un trajet anormal partant de l’intestin malade vers un autre organe. Ces complications nécessitent parfois une intervention chirurgicale. Enfin, les MICI sont associées à un risque accru de cancer colorectal, notamment lorsque des lésions sont présentes au niveau du côlon. Une étude danoise a montré que, par rapport à la population générale, le risque était multiplié par 2 à 2.5 après 10 ans d’évolution de la maladie. Plusieurs critères pour un diagnostic Le diagnostic des MICI repose sur plusieurs critères cliniques, biologiques, endoscopique et d’imagerie médicale . Aux symptômes, il faut ajouter un bilan biologique qui permet de détecter un syndrome inflammatoire et des carences nutritionnelles éventuelles. L’endoscopie digestive (iléo coloscopie) consiste à introduire une sonde équipée d’une camera dans le système digestif du patient par voie naturelle et permet d’observer la présence de lésions et de pratiquer des prélèvements. Un bilan radiologique complémentaire peut aider à estimer l’étendue des lésions (scanner, IRM..). Aucun test à lui seul ne permet de diagnostiquer fermement la maladie, il se fait sur un faisceaux d’argument . Traitements de crise et traitements de fond Il n’existe pas de traitement curatif des MICI, mais les médicaments actuels permettent toutefois un contrôle durable de la maladie et une qualité de vie satisfaisante. Comme toute maladie inflammatoire chronique, la prise en charge repose sur un traitement de fond et un traitement de crise. Le premier est destiné à prévenir l’apparition des poussées et prolonger les phases de rémission. Le second permet d’écourter la durée des poussées inflammatoires et de limiter les symptômes. Lors des poussées , les 5-aminosalicylés (5-ASA) sont les anti-inflammatoires prescrits chez la majorité des patients en raison de leur bonne tolérance. Les corticoïdes arrivent en deuxième intention en cas d’inefficacité des 5-ASA ou de poussées modérées à sévères de la maladie. Ils sont plus efficaces mais présentent un certain nombre d’effets secondaires. En traitement de fond , les immunomodulateurs sont utilisés pour réguler l’immunité des patients et réduire l’inflammation à long terme. Il existe plusieurs molécules : azathioprine, mercaptopurine et méthotrexate. Les biothérapies (Anti-TNF) arrivées en 1990 ont amélioré la prise en charge. Elles bloquent spécifiquement le TNF-α, facteur d’inflammation présent dans la maladie. Deux molécules sont indiquées à ce jour dans la maladie de Crohn (infliximab, adalimumab) et une dans la rectocolite hémorragique (infliximab). Ces traitements sont réservés aux formes sévères et résistantes aux autres traitements. Par ailleurs, la fréquence et l’importance des diarrhées peuvent entraîner une carence nutritionnelle. Une supplémentation en fer, acide folique, zinc, magnesium, vitamines, etc. peut être nécessaire par voie orale ou intraveineuse et chez l’enfant, le recours à la nutrition entérale, exclusive ou en complément, est parfois nécessaire. Enfin, un traitement chirurgical est réservé aux malades résistants à un traitement bien suivi ou encore suite à l’apparition de complications. Au sein du groupe CMAD nous assurons l’ensemble de la prise en charge des MICI du diagnostic au traitement. Les traitements par biothérapie (Anti-TNF) se font sur les sites des cliniques La Croix du Sud à Quint Fonsegrives et Pasteur à Toulouse dans un environnement dédié (unité de perfusion) avec des médecins impliqués spécifiquement dans la mise en œuvre de cette thérapeutique et sa surveillance. Références Source internet Inserm Télécharger le Guide patient HAS maladie de CROHN et RCH Liens Vous trouverez ci-dessous des liens permettant des informations complémentaires Commission MICI du CREGG My MICI Book Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI Groupe d’Étude Thérapeutique des Affections Inflammatoires du Tube Digestif Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact

  • mici, assurances et mici

    Une grande partie des patients porteurs d’une Maladie Inflammatoire Chronique de l’Intestin (MICI) craint de rencontrer des difficultés à s’assurer. Le CMAD - Centre des Maladies de l'Appareil Digestif vous accompagne. Assurances et MICI Assurances et les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin Une grande partie des patients porteurs d’une M aladie I nflammatoire C hronique de l’ I ntestin (MICI) craint de rencontrer des difficultés à s’assurer. Les résultats de travaux récents montrent que les survies à 10 et 15 ans sont proches de celles de la population générale. Ces données doivent permettre d’assurer plus facilement les patients porteurs de MICI avec des surprimes modulées et d’en accepter un certain nombre à un tarif proche de la normale. Avant la souscription d’un contrat d’assurance, il convient toujours de bien lire les conditions générales de celui-ci. La définition du terme invalidité figurant sur les contrats doit être précisée lors de la souscription. En effet, de nombreux contrats (souvent anciens) font référence à l’ invalidité déterminée par la Sécurité Sociale. Il faut, dans ce cas-là, vérifier de quelle catégorie d’invalidité il s’agit. Si l’assurance se réfère à la 3 ème catégorie, il ne faut pas oublier que l’obtention de cette invalidité est rare puisqu’il s’agit de l’invalidité avec nécessité d’une tierce personne. D’autres contrats, surtout récents, ne font aucune référence à l’invalidité de la Sécurité Sociale. Les patients atteints d’une maladie chronique peuvent se voir proposer 2 solutions : soit le contrat proposait de prévoir explicitement l’exclusion du risque lié à la maladie pré-existante, soit il est possible d’obtenir une assurance incluant le risque de la maladie chronique mais avec une surprime et pouvant être assortie d’une franchise. Des associations (ex : AFA : Association François Aupetit ) regroupant des malades atteints de maladies chroniques ont d’ailleurs négocié, avec certaines compagnies d’assurances, des contrats collectifs. Formalités Lors de la souscription d’un contrat, un questionnaire ou une déclaration doivent être remplis par le patient lui-même. Les questions posées doivent être simples, claires et précises. Il doit y répondre avec sincérité et exactitude. En effet, il ne faut pas oublier que toute fausse déclaration de la part du patient entraînerait l’annulation du contrat (article 113-8 du Code d’Assurance) ou une réduction des garanties de celui ci (article 113-9). Les autres demandes de renseignements émanant du médecin conseil de la compagnie d’assurances (questionnaires à remplir par le médecin traitant ou spécialiste, comptes-rendus, bilans?) sont transmis au patient lui-même. Ces éléments sont à remplir ou à fournir par le médecin traitant avec l’accord explicite du patient et remis à celui-ci qui reste libre de son usage, la transmission devant se faire au Médecin Conseil à l’aide d’une enveloppe confidentielle « secret médical » pour préserver la confidentialité. Prêts bancaires Ceux-ci sont, dans la grande majorité, couverts par une assurance dite assurance d’emprunt . Ces assurances se substituent à l’emprunteur pour le remboursement de l’emprunt et font l’objet de restrictions (invalidité – arrêt de travail) ou de surprime sur le décès voire d’un refus. En cas de refus de prêt bancaire par une compagnie et après avoir fait jouer le concurrence, il est possible de trouver d’autres solutions, en particulier en interrogeant les Associations. Si aucune solution ne pouvait être trouvée (ce qui devrait être rare), demeure une dernière possibilité : la Convention AERAS (Assurer Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) qui remplace depuis janvier 2007 la convention Belorgey. La convention AERAS Les pouvoirs publics, l’Association Française des Etablissements de Crédits et des Entreprises d’Investissement (AFECEI), les représentants des sociétés d’assurance ainsi que plusieurs organisations d’aide aux malades et de consommateurs ont signé en juillet 2006 une Convention dite AERAS. Cette convention vise : À faciliter l’accès à l’emprunt et à l’assurance des personnes qui présentent un risque de santé aggravé. Cela concerne : les emprunts immobiliers ou professionnels (d’un capital inférieur à 300 000 ?, pour un patient ayant en fin de prêt un âge inférieur à 70 ans) ; les prêts à la consommation affectés (pour une durée inférieure ou égale à 4 ans, pour un montant inférieur ou égal à 15 000 € et pour un patient d’un âge inférieur ou égal à 50 ans). Les assureurs ont mis en place un contrat individuel dit de 2ème niveau pour les personnes refusées dans le contrat habituel. Si le malade est refusé à ce 2ème niveau, son dossier est présenté à un pool de réassureurs qui va proposer une tarification : c’est le 3ème niveau. À améliorer, pour le compte de tous, le respect de la confidentialité ; ce « code de bonne conduite » est applicable à toutes les opérations d’assurance, aussi bien pour la souscription des contrats que pour le traitement et le règlement des sinistres, en particulier pour la protection des données médicales nominatives et leur exploitation. Il a été créé pour cela, dans chaque compagnie d’assurance, un service médical. À accélérer l’instruction des dossiers (moins de 3 semaines au total pour l’assureur). Les autres avancées : la possibilité de couverture d’un risque invalidité (au minimum de perte d’autonomie appelée 3ème catégorie) ; une motivation des refus ; la mensualisation des surprimes pour les revenus modestes. Il existe dans chaque établissement bancaire une brochure qui résume les dispositions de cette convention. Elle doit être remise à l’occasion de toute demande de prêt. assurances_et_mici .pdf Download PDF • 139KB

  • Troubles de la statique du périné prolapsus rectal Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

    C’est une pathologie très fréquente chez la femme après 50 ans. Ils peuvent être la cause et la conséquence de trouble de l'évacuation et d'une incontinence anale. La rectocèle et le prolapsus rectal sont les plus fréquemment rencontrés. La rectocèle est une hernie formée par le rectum dans le vagin. Elle se manifeste souvent par une sensation de pesanteur, de trouble de l'évacuation. Le prolapsus rectal est une extériorisation de la paroi du rectum à travers l'anus. Il se manifeste souvent par une incontinence anale, des faux besoins, des sécrétions glaireuses. Son traitement ne peut être que chirurgical. Troubles de la statique du périné C’est une pathologie très fréquente chez la femme après 50 ans . Ils peuvent être la cause et la conséquence de trouble de l'évacuation et d'une incontinence anale. La rectocèle et le prolapsus rectal sont les plus fréquemment rencontrés. La rectocèle est une hernie formée par le rectum dans le vagin. Elle se manifeste souvent par une sensation de pesanteur, de trouble de l'évacuation. Le prolapsus rectal est une extériorisation de la paroi du rectum à travers l'anus. Il se manifeste souvent par une incontinence anale, des faux besoins, des sécrétions glaireuses. Son traitement ne peut être que chirurgical . Devant un trouble de la statique pelvienne , il faut toujours faire un bilan complet du périnée en étudiant la sphère urologique et gynécologique avant toute décision thérapeutique. Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact

  • Manométrie œsophagienne Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

    La manométrie œsophagienne consiste à enregistrer la pression qui règne à l’intérieur des différentes parties de l’œsophage à l’aide d’une sonde munie d’un capteur de pression. La manométrie oesophagienne Manométrie œsophagienne à Toulouse La manométrie œsophagienne consiste à enregistrer la pression qui règne à l’intérieur des différentes parties de l’œsophage à l’aide d’une sonde munie d’un capteur de pression. Elle renseigne sur le fonctionnement de la contraction musculaire de l’œsophage. Les troubles fonctionnels de l’œsophage sont de deux types, diffus ou limité au sphincter inférieur de l’œsophage, qui régule le passage des aliments dans l’estomac. Troubles moteurs diffus : perte ou anomalie de la contraction (péristaltisme) qui fait progresser les aliments de la bouche jusqu’à l’estomac. Troubles sphinctériens : le sphincter inférieur de l’œsophage est trop lâche et peut entraîner un reflux ou une hernie hiatale. le sphincter inférieur de l’œsophage est trop serré et peut entraîner une dysphagie (difficulté au passage des aliments) en rapport avec une achalasie. Il s’agit rarement d’un examen de première intention, il est souvent proposé après une gastroscopie en fonction de la pathologie recherchée et des anomalies observées à l’endoscopie. Comment se déroule l’examen de manométrie ? Le patient est assis lors de l’introduction de la sonde souple par le nez jusque dans l’estomac. Puis il est allongé pendant le déroulement de l’examen qui n’est pas douloureux. Seule l’introduction de la sonde par le nez peut être désagréable. Cette sonde contient un capteur et l’enregistrement de la pression est effectué à différents niveaux de l’œsophage. Certaines manœuvres comme la compression abdominale ou la dilatation de l’œsophage par la sonde sont parfois nécessaires. L’examen dure 15 à 20 minutes. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui avec l’un de nos gastro-entérologues ou hépatologues à Toulouse , au sein de la Clinique Pasteur ou de la Clinique Croix du Sud, pour bénéficier d’une prise en charge experte et d’un suivi de qualité. Votre santé digestive et hépatique est notre priorité. Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact

  • pH Métrie Toulouse | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

    pH métrie à Toulouse et à Quint Fonsegrives en Occitanie avec le CMAD : Centre des Maladies de l'Appareil Digestif. pH Métrie pH-métrie œsophagienne à Toulouse Mesure et enregistrement en continu , pendant plusieurs heures, du pH du bas œsophage. La pH-métrie est un examen qui contribue à établir le diagnostic du reflux gastro-œsophagien (passage anormal de liquide gastrique acide dans l'œsophage). Elle permet également de contrôler l'efficacité du traitement chirurgical ou médical de celui-ci. La pH-métrie est un examen très fiable qui permet de détecter un RGO dans 96% des cas avec une spécificité de 96%. Technique de pH-métrie La capsule de reflux Bravo™ est un dispositif qui se fixe au tissu œsophagien pour évaluer les niveaux de pH et transmettre les données à l’enregistreur. Le dispositif d’évaluation de reflux Bravo™ est un test de pH ambulatoire par capsule œsophagienne qui capture les données de pH œsophagien pendant 96 heures au maximum. Cet examen permet de mesurer en continu l’acidité dans le bas de votre œsophage à l’aide d’une capsule qui est temporairement fixée dans le bas de votre œsophage sous anesthésie générale. L’objectif est de déterminer si vous souffrez de reflux gastro-œsophagiens (RGO). Elle transmet les variations de pH par télémétrie à un récepteur externe que vous devrez garder continuellement à votre proximité pendant 96 heures. La capsule télémétrique de pH métrie Bravo® permet un enregistrement du pH œsophagien plus prolongé (96 heures) et dans des conditions plus physiologiques que la pH-métrie conventionnelle « filaire ». Le traitement par inhibiteur de la pompe à protons (IPP) sera le plus souvent arrêté 8 jours avant, sauf indication contraire du médecin. Les anti H2 48 heures et les anti acides 12 h avant . Déroulement d'une pH-métrie œsophagienne à Toulouse Le patient porte l’enregistreur pendant 96 heures au maximum pour enregistrer les données de reflux et l’activité du patient transmises par la capsule. Lorsque le boîtier est situé trop loin de vous, il émet un signal sonore. La capsule se détache ensuite spontanément dans un délai de 7 à 14 jours, pour être éliminée spontanément dans les selles. Les pacemakers, stimulateur cardiaque, défibrillateur, grossesse, IRM programmée dans les 30 jours ou la prise d’anti-coagulant sont des contre-indications à la pose de la capsule Bravo. La tolérance de la pH-métrie sans fil est meilleure que la pH-métrie avec sonde (filaire) et elle autorise une activité normale. Les symptômes liés à la fixation de la capsule sont rares et habituellement d’intensité légère : douleurs thoraciques, blocage alimentaire et sensation de corps étranger. Ils conduisent exceptionnellement au retrait anticipé de la capsule endoscopique . Durant les 96 heures d’enregistrement, il est recommandé de poursuivre vos activités habituelles pour que l’examen se base sur un « quotidien » aussi représentatif que possible. Vous ne devez boire que de l’eau, du café ou du thé, pas de soda, pas de bière, pas de vin, pas d’alcool. Évitez le vinaigre et tout ce qui est acide. Vous devrez noter les événements sur le boîtier : début et fin de repas, périodes couchées, et symptômes (brûlures œsophagiennes , sensation de reflux, , douleurs thoraciques). Vous reviendrez 96 heures après la pose de la capsule pour rendre le boitier et l'interprétation vous sera envoyée, ainsi qu' à votre médecin traitant, quelques jours plus tard. https://www.youtube.com/watch?v=AA-qzQAfLDs A quoi sert une pH-métrie ? Cette exploration n’est utile que dans les cas difficiles (symptômes peu typiques, absence d’œsophagite à l’endoscopie). Elle permet de déterminer si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien (RGO). Le RGO occasionne des symptômes pouvant être très variés : toux, douleur thoracique, enrouement, maux de gorge, etc… En pratique Penser à apporter tous documents complémentaires nécessaires à votre examen : courrier du médecin qui demande l'exploration fonctionnelle, compte-rendu d’endoscopie œsogastrique ainsi que les clichés radiologiques en votre possession notamment un transit œsogastroduodénale (TOGD) ou scanner. Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact

  • Les Examens du CMAD | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

    Les examens du Centre des Maladies de l'Appareil Digestif Les examens

  • Dr Olivier ROUQUET | Gastro-entérologue Toulouse Clinique Pasteur

    Dr Olivier ROUQUET, Gastro-entérologue à Toulouse, Clinique Pasteur. Clinique Pasteur Dr Olivier ROUQUET Hépatologue et Gastro-entérologue Toulouse Clinique Pasteur 05 62 21 16 02 smgastro@clinique-pasteur.com Fixer un rendez-vous Retour Examens pratiqués Endoscopies diagnostiques et thérapeutiques : gastroscopie et coloscopie Echo-endoscopie (EUS) diagnostique et thérapeutique Cathétérisme biliaire et pancréatique (CPRE) Biopsies du foie par voie trans-pariétale Évaluation non invasive de la fibrose hépatique par Supersonic ® Vidéo capsule Titres et Diplômes Ancien Interne des Hôpitaux de Toulouse Ancien Chef de clinique des Universités – Assistant des Hôpitaux – CHU Purpan, Toulouse Ancien Praticien Hospitalier contractuel – CHU Purpan, Toulouse Ancien attaché des hôpitaux – CHU Purpan, Toulouse Certificat de physiologie et de biologie des systèmes intégrés – Université Paul Sabatier, Toulouse Diplôme Inter Universitaire de Colo-Proctologie – Paris Diplôme Universitaire des Hépatites virales – Cytokines et Antiviraux- Paris Diplôme Inter Universitaire d’Echo-endoscopie digestive – Université de Marseille Centres d’intérêts et Expertises Maladies du foie : hépatites virales, surcharge en fer, perturbation du bilan hépatique (Augmentation des transaminases, augmentation des Gamma GT…) Endoscopies interventionnelles et thérapeutiques : mucosectomie de lésion du tube digestif, écho-endoscopie (EUS), Cathétérisme biliaire et pancréatique (CPRE) Fonctions Professionnelles et sociétés savantes Membre de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE ) Membre de la Société Française d’Endoscopie Digestive (SFED ) Membre du Club Francophone d’Echoendoscopie (CFE ) Membre du réseau GENEPY : réseau de prise en charge des personnes à risque GENEtique de Cancer en Occitanie-PYrénées < Retour

  • Maladie de Crohn Toulouse - Prise en Charge | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

    Prise en charge de la maladie de Crohn à Toulouse. Le CMAD : Centre des Maladies de l’Appareil Digestif est un groupe de 14 hépato-gastroentérologues, anciens Chef de clinique, exerçant sur 2 Polycliniques Toulousaines : Clinique La Croix Du Sud et Clinique Pasteur. Maladie de Crohn Toulouse La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui se caractérise par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Contrairement à d'autres pathologies, elle peut toucher n'importe quelle section du système digestif. Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut être localisée dans tout le système digestif, de la bouche à l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin) tandis que dans la rectocolite hémorragique, elle est localisée au niveau du rectum et du colon. Ces maladies évoluent par poussées inflammatoires de durée et de fréquence extrêmement variables en fonction des patients, alternant avec des phases de rémission. Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes âgés de 20 à 30 ans mais peuvent survenir à tout âge ; 15 % des cas concernent des enfants. Leur fréquence varie considérablement d’un pays à l’autre mais les taux les plus importants sont retrouvés dans les pays industrialisés et notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, environ 5 nouveaux cas de maladie de Crohn et autant de rectocolites hémorragiques sont diagnostiqués chaque année pour 100 000 habitants. Il y a actuellement 250 000 patients. Des facteurs d’environnement sur un terrain génétique Plusieurs facteurs de risque sont suspectés, notamment génétiques et environnementaux. Les études génétiques de patients atteints de MICI montre qu’il s’agit de maladies polygénétiques impliquant près de 100 gènes. Un gène de prédisposition de la maladie de Crohn a notamment été découvert (NOD2/CARD15) : une ou deux mutations sur ce gène peut multiplier par 40 le risque de développer la maladie. Mais le fait que cette maladie se développe dans les pays industrialisés fait largement suspecter le rôle de l’environnement et de notre comportement. Les MICI apparaissent peu à peu dans les pays émergents et le suivi de migrants montre que le risque de développer la maladie rejoint celui de la population parmi laquelle ils vivent. Pollution, alimentation ultra transformée, manque d’activité physique, stress... Les dernières données montrent l’impact de notre mode de vie (alimentation, sédentarité) dans la survenue et la prévention de telles pathologies. Seul facteur de risque avéré de la maladie de Crohn est le tabac qui paradoxalement protège de la rectocolite hémorragique. La maladie de Crohn Chez les adultes, la localisation de la maladie reste assez stable dans le temps. Cependant, les cycles répétés d'inflammation entraînent une transition de la maladie vers une forme sténosante (rétrécissement du tube digestif) et ou pénétrante (fistule). Le segment le plus touché du tube digestif est l'iléon terminal (intestin grêle). La maladie est localisée dans plus de 90% des cas soit dans le colon exclusivement, soitl'intestin grêle (iléon le plus souvent) soit une atteinte combinée du colon et de l’intestin grêle. Des lésions de maladie de Crohn au niveau œsophagien, gastrique et ou duodénale surviennent chez 1 à 4 % des patients. Une maladie périanale est souvent associée à une maladie de Crohn recto-anale concomitante , mais peut survenir comme lésion initiale chez 2 à 5 % des patients nouvellement diagnostiqués. Les symptômes de la maladie de Crohn La maladie peut s'exprimer par des signes digestifs mais également par des signes non digestifs (on parle alors de manifestations extra-digestives de la maladie, ce qui est également vrai pour la recto-colite). Les signes digestifs La maladie peut toucher tous les segments du tube digestif (de la bouche à l'anus), de ce fait les modes de présentation clinique peuvent être très différents. Néanmoins on distingue principalement 4 symptômes d'appels : Des douleurs qui peuvent être de siège et d'intensité variable. La diarrhée, parfois abondantes s'accompagnant d'une mauvaise absorption des aliments, parfois modérée voire alternant avec des épisodes de constipation. Des signes digestifs spécifiques : présence de sang ou de glaires dans les selles, parfois de fausses envies d'aller à selles. Un retentissement variable sur le poids (amaigrissement) et l'état général (fatigue excessive notamment, éventuellement de la fièvre). En fonction de la localisation sur le tube digestif, certains signes peuvent prédominer. Deux formes particulières de révélation sont cependant à isoler : La forme pseudo-appendiculaire (comme une appendicite aiguë avec des douleurs, de la fièvre) surtout fréquente chez l'enfant Les formes dites ano-périnéales lorsque la maladie touche l’anus avec deux types de manifestations initiales : les fissures qui sont des « coupures » au niveau de l’anus avec des douleurs lors de la selle les fistules (communications entre tube et peau par exemple et se manifestant par un écoulement) et les abcès (cavité pleine de pus très douloureuse avec de la fièvre). Les manifestations extra-digestives Présentent dans environ 20% des cas, elles peuvent toucher différents organes : Les articulations avec des arthrites (inflammation de l’articulation qui est chaude, gonflée et douloureuse), isolée ou touchant plusieurs articulations (poly-arthrite). La peau avec des ulcérations ou un érythème noueux (boules sous la peau, bleutées surtout au niveau des jambes) L’œil avec des conjonctivites ou des uvéites Le foie etc…. Ces manifestations sont plus fréquentes en cas d’atteinte du côlon et peuvent parfois être le signe d’appel, le diagnostic étant alors plus difficile. Évolution de la maladie de Crohn La maladie de Crohn est une maladie chronique qui évolue le plus souvent par poussée clinique, entrecoupée de phases de "rémission" plus ou moins prolongée. Les poussées sont d’intensité variable. Paradoxalement, la maladie peut continuer à évoluer silencieusement entre ces phases symptomatiques, ce qui rend nécessaire un suivi médical régulier. Le médecin se servira de scores cliniques, de résultats biologiques, et de résultats morphologiques (coloscopie et examens radiologiques) pour évaluer la maladie. Mais c'est surtout le suivi et la réponse aux différents traitements qui permettra de connaître le profil évolutif de chaque malade. Les complications de la maladie de Crohn Des complications peuvent émailler l'évolution de la maladie avec trois formes principales : Les formes sténosantes avec constitution d’un rétrécissement d’un ou de plusieurs segments du tube digestif. Les formes perforatives ou fistulisantes pouvant s’accompagner d’abcès. Les formes inflammatoires. La plupart des complications peuvent être évitées ou stoppées dans leur évolution par le traitement, d’où la nécessité de suivre correctement la prescription et les conseils du médecin et de se faire suivre régulièrement par celui-ci. La complication la plus fréquente est la fistule. Elle est due à des phénomènes inflammatoires avec constitution d’un d’abcès qui finit par s’ouvrir dans les organes voisins. Ainsi la fistule* met en communication le segment intestinal malade avec un autre segment digestif, ou avec un organe du voisinage (vessie, organes génitaux chez la femme, ou peau). La constitution d’une fistule* s’accompagne de douleurs, d’une altération de l’état général et de fièvre. L’occlusion intestinale sur sténose digestive Elle est la conséquence du rétrécissement d’un segment digestif ; elle cède le plus souvent à un traitement médical mais peut nécessiter un traitement chirurgical. La perforation intestinale est rare. Elle constitue une urgence chirurgicale en raison des risques liés à la péritonite aiguë. Les hémorragies : les lésions intestinales peuvent saigner, mais ces hémorragies sont généralement très discrètes. Le risque de survenue d’un cancer intestinal est exceptionnel. Sa prévention passe par des contrôles endoscopiques réguliers essentiellement dans les formes touchant l’ensemble du colon après un certain temps d’évolution. Mais aussi : L’état inflammatoire et la malabsorption intestinale des aliments peuvent parfois être responsables d’une anémie, de la présence de graisse dans les selles, de carences vitaminiques, et d’une fuite des protéines ; le tout pouvant aboutir à un état de dénutrition avec amaigrissement et œdèmes. Les thromboses veineuses et artérielles, plus fréquentes lors des poussées et qui peuvent être prévenues par un traitement anticoagulant. Le risque de calculs de la vésicule biliaire est plus élevé que dans une population normale, de même que celui de calculs rénaux. Une surcharge en graisse du foie (stéatose) peut exister. Une diminution de la teneur en calcium des os doit être recherchée (ostéopénie voire ostéoporose) et prévenue. La surveillance de la maladie La surveillance est indispensable : elle permet d’adapter le traitement, de juger de l’efficacité de celui-ci, et de contrôler l’absence de complication. Elle est essentiellement clinique et biologique avec le dosage de la calprotectine fécale. L’endoscopie et l’imagerie occupent une place plus limitée mais peuvent être nécessaire dans la surveillance chez certains patients. La pratique d’une coloscopie à intervalles réguliers (avec biopsies) - après un certain temps d’évolution de la colite inflammatoire - a pour seul objectif de dépister d’éventuelles lésions « précancéreuses ». Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact

  • MICI | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

    MICI - maladies inflammatoires chroniques de l'intestin à Toulouse avec le CMAD : Centre des Maladies de l'Appareil Digestif Tout savoir sur les MICI MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Elles se caractérisent toutes les deux par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Dans la maladie de Crohn, elle peut être localisée dans tout le système digestif, de la bouche à l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin) tandis que dans la rectocolite hémorragique, elle est localisée au niveau du rectum et du colon. Ces maladies évoluent par poussées inflammatoires de durée et de fréquence extrêmement variables en fonction des patients, alternant avec des phases de rémission. Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes âgés de 20 à 30 ans mais peuvent survenir à tout âge ; 15 % des cas concernent des enfants. Leur fréquence varie considérablement d’un pays à l’autre mais les taux les plus importants sont retrouvés dans les pays industrialisés et notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, environ 5 nouveaux cas de maladie de Crohn et autant de rectocolites hémorragiques sont diagnostiqués chaque année pour 100 000 habitants. Il y a actuellement 200 000 cas nouveaux par an. Des facteurs d’environnement sur un terrain génétique Plusieurs facteurs de risque sont suspectés, notamment génétiques et environnementaux. Les études génétiques de patients atteints de MICI montre qu’il s’agit de maladies polygénétiques impliquant près de 100 gènes. Un gène de prédisposition de la maladie de Crohn a notamment été découvert (NOD2/CARD15) : une ou deux mutations sur ce gène peut multiplier par 40 le risque de développer la maladie. Mais le fait que cette maladie se développe dans les pays industrialisés fait largement suspecter le rôle de l’environnement. Les MICI apparaissent peu à peu dans les pays émergents et le suivi de migrants montre que le risque de développer la maladie rejoint celui de la population parmi laquelle ils vivent. Pollution, alimentation, hygiène, toutes les pistes sont ouvertes même si aucune étude ne permet à ce jour d’incriminer l’une ou l’autre. Seul facteur de risque avéré de la maladie de Crohn, le tabac mais qui, paradoxalement, protège de la rectocolite hémorragique. Douleurs et Diarrhée : 2 symptômes typiques Lors des poussées inflammatoires, les MICI se caractérisent le plus souvent par des douleurs abdominales, une diarrhée fréquente parfois sanglante ou encore une atteinte de la région anale (fissure, abcès) . Ils s’accompagnent souvent de fatigue, de perte d’appétit et de fièvre, parfois de manifestations extra-intestinales : articulaires, cutanées, oculaires, hépatiques. Chez environ 20 % des patients, les crises sont sévères. Leur intensité peut imposer l’hospitalisation, l’arrêt de l’alimentation et un traitement par perfusion pendant quelques jours. L’évolution de la maladie et surtout la répétition des crises peut entraîner le rétrécissement (sténose) d’un segment intestinal atteint puis éventuellement une occlusion ou encore un abcès pouvant aboutir à une fistule, c’est-à-dire à l’ouverture d’un trajet anormal partant de l’intestin malade vers un autre organe. Ces complications nécessitent parfois une intervention chirurgicale. Enfin, les MICI sont associées à un risque accru de cancer colorectal, notamment lorsque des lésions sont présentes au niveau du côlon. Une étude danoise a montré que, par rapport à la population générale, le risque était multiplié par 2 à 2.5 après 10 ans d’évolution de la maladie. Plusieurs critères pour un diagnostic Le diagnostic des MICI repose sur plusieurs critères cliniques, biologiques, endoscopique et d’imagerie médicale . Aux symptômes, il faut ajouter un bilan biologique qui permet de détecter un syndrome inflammatoire et des carences nutritionnelles éventuelles. L’endoscopie digestive (iléo coloscopie) consiste à introduire une sonde équipée d’une camera dans le système digestif du patient par voie naturelle et permet d’observer la présence de lésions et de pratiquer des prélèvements. Un bilan radiologique complémentaire peut aider à estimer l’étendue des lésions (scanner, IRM..). Aucun test à lui seul ne permet de diagnostiquer fermement la maladie, il se fait sur un faisceaux d’argument . Traitements de crise et traitements de fond Il n’existe pas de traitement curatif des MICI, mais les médicaments actuels permettent toutefois un contrôle durable de la maladie et une qualité de vie satisfaisante. Comme toute maladie inflammatoire chronique, la prise en charge repose sur un traitement de fond et un traitement de crise. Le premier est destiné à prévenir l’apparition des poussées et prolonger les phases de rémission. Le second permet d’écourter la durée des poussées inflammatoires et de limiter les symptômes. Lors des poussées , les 5-aminosalicylés (5-ASA) sont les anti-inflammatoires prescrits chez la majorité des patients en raison de leur bonne tolérance. Les corticoïdes arrivent en deuxième intention en cas d’inefficacité des 5-ASA ou de poussées modérées à sévères de la maladie. Ils sont plus efficaces mais présentent un certain nombre d’effets secondaires. En traitement de fond , les immunomodulateurs sont utilisés pour réguler l’immunité des patients et réduire l’inflammation à long terme. Il existe plusieurs molécules : azathioprine, mercaptopurine et méthotrexate. Les biothérapies (Anti-TNF) arrivées en 1990 ont amélioré la prise en charge. Elles bloquent spécifiquement le TNF-α, facteur d’inflammation présent dans la maladie. Deux molécules sont indiquées à ce jour dans la maladie de Crohn (infliximab, adalimumab) et une dans la rectocolite hémorragique (infliximab). Ces traitements sont réservés aux formes sévères et résistantes aux autres traitements. Par ailleurs, la fréquence et l’importance des diarrhées peuvent entraîner une carence nutritionnelle. Une supplémentation en fer, acide folique, zinc, magnesium, vitamines, etc. peut être nécessaire par voie orale ou intraveineuse et chez l’enfant, le recours à la nutrition entérale, exclusive ou en complément, est parfois nécessaire. Enfin, un traitement chirurgical est réservé aux malades résistants à un traitement bien suivi ou encore suite à l’apparition de complications. Au sein du groupe CMAD nous assurons l’ensemble de la prise en charge des MICI du diagnostic au traitement. Les traitements par biothérapie (Anti-TNF) se font sur les sites des cliniques La Croix du Sud et Pasteur dans un environnement dédié (unité de perfusion) avec des médecins impliqués spécifiquement dans la mise en œuvre de cette thérapeutique et sa surveillance. Références Source internet Inserm Télécharger le Guide patient HAS maladie de CROHN et RCH Liens Vous trouverez ci-dessous des liens permettant des informations complémentaires Commission MICI du CREGG My MICI Book Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI Groupe d’Étude Thérapeutique des Affections Inflammatoires du Tube Digestif Recto Colite Hémorragique (RCH) à Toulouse En savoir + Maladie de Crohn Toulouse En savoir + Radiofréquence Endobrachyoesophage En savoir + Prise en charge de l’obésité par endoscopie : Ballon intra-gastrique ou Endosleeve En savoir + Qu'est-ce qu'une MICI En savoir + CPRE ( Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique) ou Endoscopie des voies biliaires En savoir + Dissection sous muqueuse endoscopique En savoir + Drainages biliaires En savoir + Cholangioscopie En savoir + Urgence hémoccult En savoir + Troubles de la statique du périné En savoir + Explorations ano-rectales En savoir + Explorations de l’oesophage : PH métrie et manométrie En savoir + MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin En savoir + Explorations fonctionnelles En savoir + Endoscopies digestives En savoir + Proctologie En savoir + Hépatologie En savoir + Gastro-entérologie En savoir + Cancérologie En savoir + Voyages, Vaccinations et MICI En savoir + Ma MICI : Fonder une famille En savoir + Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI En savoir + Enfants et Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin - MICI En savoir + Endoscopies et MICI En savoir + Droits Sociaux et MICI En savoir + Corticoïdes et MICI En savoir + Assurances et MICI En savoir + Alimentation et MICI En savoir + Cancer du colon En savoir + pH Métrie En savoir + Fiches régimes En savoir + Tout savoir sur les MICI En savoir + Cancérologie et dépistage En savoir + La Gastroscopie En savoir + L’Echo-endoscopie En savoir + La Vidéocapsule de l'intestin grêle En savoir + La manométrie oesophagienne En savoir + Elastométrie hépatique (Fibroscan°, Supersonic°) En savoir + La Coloscopie En savoir + L’Entéroscopie double ballon En savoir + Une Question ? Le Centre des Maladies de l’Appareil Digestif (CMAD) de Toulouse est dédié à la prise en charge des affections gastro-intestinales et hépatiques. Forts de notre expertise et de notre engagement envers l'excellence médicale, nous proposons une gamme complète de services diagnostiques et thérapeutiques pour répondre à vos besoins spécifiques. Notre équipe d’hépato-gastroentérologues expérimentés est à votre disposition pour vous accompagner tout au long de votre parcours de santé, de la prévention au traitement. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, n’hésitez pas à fixer un rendez-vous de consultation avec l’un de nos spécialistes. Nous sommes là pour vous offrir les meilleurs soins possibles et vous aider à retrouver une meilleure qualité de vie. Contactez-nous dès aujourd'hui pour planifier votre consultation et bénéficier d'une prise en charge personnalisée et attentive. Contact

  • mici, droits sociaux et mici

    Droits sociaux et MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) Droits Sociaux et MICI La couverture des frais médicaux et les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) L’assurance maladie La rectocolite ulcéro-hémorragique (RCH) et la Maladie de Crohn (MC) dans leurs formes « évolutives » figurent dans la liste des 30 affections de longue durée (ALD) établie par le Haut Comité de la Sécurité Sociale. Un assuré ou un de ses ayants droit qui se trouve atteint d’une affection figurant sur cette liste bénéficiera, pour les frais occasionnés exclusivement par le traitement de la maladie en question, de l’exonération totale du paiement du ticket modérateur. Cette exonération s’applique à la totalité des dépenses de santé, y compris les dépenses correspondant à l’achat de médicaments à « vignette bleue ou orange ». Dans le cas des MICI, le libellé de l’ALD comporte l’adjectif « évolutives », ce qui implique certaines contraintes liées à l’interprétation des textes. RCH – Le caractère évolutif de la maladie est défini par »l’existence d’une diarrhée et/ou d’un syndrome dysentérique le plus souvent muco-hémorragique parfois associé à des signes généraux et/ou à des manifestations systémiques ». C’est donc à l’occasion d’une poussée que doit être faite la demande de prise en charge à 100 % de la maladie, valable pour une période de 12 mois.Au terme de cette période, la situation doit être reconsidérée. La prise en charge sera reconduite pour une nouvelle période de 12 mois, excepté le cas où la maladie est restée silencieuse pendant les 6 derniers mois au moins, avec confirmation de l’amélioration clinique et endoscopique. Dans ce cas, l’exonération du ticket modérateur peut être suspendue, le coût du traitement d’entretien ne justifiant pas le maintien de l’exonération. Quant à la surveillance endoscopique des formes étendues et anciennes, elle ne pose pas de problème de remboursement puisqu’une coloscopie totale bénéficie, en raison de sa cotation, de l’exonération du ticket modérateur. Enfin, les patients qui ont subi une colectomie totale peuvent bénéficier d’une prise en charge à 100 % durant les 12 mois qui suivent l’intervention et tant que persistent des séquelles nécessitant des soins particuliers. Maladie de Crohn – Toute MC dont le diagnostic est parfaitement établi sur l’ensemble des données cliniques, morphologiques et histologiques, peut être prise en charge à 100 %. Seules les formes de la maladie, opérées et « blanchies » chirurgicalement, sans séquelles postopératoires nécessitant un traitement régulier, et sans récidive dans les 2 ans suivant la chirurgie, pourraient ne plus bénéficier de la prise en charge du ticket modérateur. Accéder au bénéfice de l’ALD – Le mécanisme est enclenché par le médecin traitant depuis la loi du 13 août 2004. Il rédigera le protocole de soin dans le cadre de ses nouvelles missions de suivi au quotidien de l’ensemble de vos pathologies et de la coordination des soins. Le protocole de soins est établi par le médecin traitant en concertation avec vous et le ou les autres médecins correspondants qui interviennent dans le suivi de votre maladie. Il est ensuite étudié par le médecin conseil de l’Assurance maladie qui donne son accord pour la prise en charge à 100 % d’une partie ou de la totalité des soins et des traitements liés à votre maladie. Lors d’une consultation suivante, votre médecin vous remettra le volet de soin qui vous est destiné, en vous apportant toutes les informations utiles. Le protocole de soin indique les soins et traitements nécessaires à la prise en charge et au suivi de votre maladie, et ceux qui sont pris en charge à 100 %. Le protocole indique également les praticiens qui vous suivent dans le cadre de votre maladie. Vous pourrez ainsi les consulter directement sans passer par votre médecin traitant. Le protocole se compose de 3 volets : un conservé par votre médecin traitant ; un pour le médecin conseil de l’Assurance maladie ; un troisième qui vous est destiné et que vous devrez signer et présenter à chaque médecin consulté pour bénéficier de la prise en charge à 100 % pour les soins liés à votre maladie. Le protocole de soin a une durée déterminée. Les assurances complémentaires santé La couverture à 100 % ne concernant que les actes médicaux directement liés à l’affection longue durée, il est tout à fait légitime pour un patient d’opter par ailleurs pour une assurance complémentaire, afin de bénéficier également d’une prise en charge du tarif opposable pour tout ce qui ne concerne pas l’ALD. Le choix des critères d’exclusion restant encore aujourd’hui à la discrétion des compagnies d’assurance, sous réserve que ces critères d’exclusion soient clairement indiqués sur les contrats qu’elles proposent, il est très difficile de trouver une compagnie d’assurance ou une mutuelle qui accepte de prendre en charge, dans le cadre d’une complémentaire santé et pour des tarifs non prohibitifs, des patients atteints d’une ALD. Il faudra donc ne pas hésiter à les mettre en concurrence afin d’obtenir les meilleurs tarifs ; il est par contre indispensable de les informer de l’ALD sous peine de voir le contrat déclaré nul pour dissimulation volontaire d’information. Signalons la mutuelle INTEGRANCE qui a été créée spécialement pour pallier les éventuelles carences des différentes compagnies et mutuelles vis-à-vis des personnes handicapées, ainsi que HANDI-ASSUR. Vie professionnelle et MICI La capacité à travailler d’un patient atteint de MICI est susceptible d’être perturbée par le retentissement sur son travail des divers épisodes cliniques qui seront cause d’arrêts de travail souvent itératifs. Mais signalons d’emblée que la simple absence pour maladie n’est pas un motif valable de licenciement d’un salarié. Son interlocuteur privilégié sera le Médecin du Travail (MdT) dont il est utile de rappeler qu’il est tenu à un secret professionnel absolu, y compris envers l’employeur et les collègues de travail. Son rôle est, à tout moment, de s’assurer de l’aptitude physique du salarié pour son poste de travail. Le salarié le rencontrera tout au long de sa carrière : à l’embauche , toute discrimination liée aux antécédents pathologiques est interdite par le Code du travail, tout au moins dans le secteur privé, car dans les Fonctions Publiques les critères sont différents ; tous les ans ou tous les 2 ans, pour une visite régulière dont bénéficie tout salarié ; après une absence pour maladie de plus de 21 jours ; en cas d’ absences répétées pour raison de santé ; mais aussi à sa demande , sans avoir besoin d’en référer à son employeur. Indemnisation des périodes de maladie Durant l’arrêt de travail, prescrit par le médecin traitant (MT) et dans la mesure où il a occupé un emploi salarié pendant 200 h au cours des 3 mois qui ont précédé l’arrêt de travail, l’assuré social perçoit, au-delà du 4ème jour d’arrêt, des indemnités journalières (I.J). ALD . Si l’arrêt de travail se prolonge au-delà de 6 mois l’assuré entre, sous conditions de durée de travail antérieur, dans la catégorie « maladie de longue durée ». Si ce n’est déjà fait, un protocole d’examen spécial (PIRES/ALD 30) sera rempli par le M.T. Dès lors, le Médecin Conseil de la Sécurité Sociale examinera périodiquement la situation, ce qui permettra la poursuite duversement des I.J. La finalité est de prévenir l’évolution vers l’invalidité. REPRISE . Si le patient n’a pas perdu les 2/3 de ses capacités de travail, le Médecin Conseil se prononcera sur l’aptitude au travail, puis le MdT se prononcera sur l’aptitude au poste de travail dans l’entreprise et le salarié effectuera sa reprise et le versement des I.J cessera. Le bénéfice de l’ALD 30 permet au salarié de bénéficier d’autorisations d’absences pour soins. MI-TEMPS THÉRAPEUTIQUE . Si le salarié est jugé apte à reprendre son travail mais reste fatigable, la reprise du travail peut se faire temporairement à « mi-temps thérapeutique » sur prescription du M.T et avec l’accord du MdT, du Médecin Conseil de la Caisse et de l’employeur. Dans ce cas, la perte de salaire est compensée par une indemnité. LICENCIEMENT . Si le salarié est déclaré par le MdT inapte à reprendre l’emploi qu’il occupait précédemment, l’employeur est tenu de lui proposer un autre emploi, adapté à ses capacités, au besoin après aménagements du poste de travail. Si le reclassement dans l’entreprise s’avère impossible, l’employeur procède au licenciement et le salarié perçoit l’indemnité légale ou conventionnelle. Si, au bout d’un mois, le salarié n’est pas reclassé dans l’entreprise ou n’est pas licencié, l’employeur est tenu de lui maintenir son salaire antérieur. Si la reprise du travail antérieur paraît impossible, la COTOREP (Commission Technique d’Orientation et de Reclassement Professionnel) recherche le moyen d’organiser une reconversion. Si le salarié atteint sa 60ème année alors qu’il est en maladie de longue durée, il peut demander sa retraite pour « inaptitude médicale ». Si la maladie de longue durée dure depuis 3 ans, l’invalidité est le plus souvent prononcée. Bien faire la distinction entre inaptitude (MdT) et invalidité (Caisses). Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) et handicap Pension d’invalidité L’état d’invalidité est prononcé par le Médecin Conseil de la CPAM, lorsqu’il estime à 66 % l’amputation des potentialités de travail ou du gain du salarié. En fonction de divers paramètres socioprofessionnels et si les conditions administratives sont remplies, il procède au classement dans l’une des 3 catégories d’invalidité ouvrant droit à pension : Catégorie 1 : capable d’exercer une activité rémunérée : pension égale à 30 % du salaire moyen des 10 meilleures années (246 à 754 ?/mois en 2005) ; Catégorie 2 : incapable d’exercer une profession quelconque : pension égale à 50 % du salaire moyen (246 à 1258 ?) ; Catégorie 3 : nécessitant de plus l’assistance d’une tierce personne (majoration non imposable de 964 ?). La pension d’invalidité est attribuée à titre temporaire et il est possible de changer de catégorie d’invalidité en fonction de l’état de santé. – Si l’exercice de son activité entraîne des frais supplémentaires, liés à son handicap, l’intéressé peut déposer à la COTOREP une demande d’Allocation compensatrice pour frais professionnels. – Une allocation supplémentaire du fonds spécial d’invalidité peut être sollicitée, en dessous d’un certain niveau de ressources. – Les contentieux administratifs s’exercent devant la commission de recours amiable (CRA) puis éventuellement devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS), la Cour d’Appel puisla Cour de Cassation. – Les contentieux d’ordre médical s’exercent devant le Tribunal du contentieux de l’incapacité et de la tarification de l’assurance des accidents du travail (TCI), voire la Cour de Cassation. Allocation adulte handicapé Les patients qui ne peuvent bénéficier d’une pension d’invalidité, mais qui ont un handicap reconnu de 80 %, peuvent soumettre un dossier à la COTOREP pour avoir accès à cette allocation (599 ?)et à son complément. Ce niveau de handicap donne également droit à la Carte d’Invalidité et aux avantages (transport, fiscalité) qui lui sont attachés. Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) et les enfants Dans chaque département siège une commission de 12 membres (CDES), compétente à l’égard de tous les enfants et adolescents handicapés et chargée d’évaluer la situation de chaque enfant et de déterminer les prises en charge et les aides qui conviennent. Elle peut avoir recours à un service d’aide à l’intégration scolaire (SAIS) voire à un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD). Elle attribue également l’Allocation d’Education Spéciale (AES) qui est destinée à aider les parents à faire face aux dépenses liées à l’éducation d’un enfant handicapé. Elle peut être saisie par les parents de l’enfant (formulaire/CAF) et leur délivre la carte d’invalidité. Droits découlant de la loi (2002 / 303) du 4 mars 2002 relative aux droits des malades Accès au dossier médical Par commodité, on regroupe sous le terme de « dossier » « les informations auxquelles est donné un support avec l’intention de les conserver », notamment comptes rendus de consultations, d’hospitalisation, d’examens, d’interventions, « et qui ont contribué à l’élaboration et au suivi du diagnostic et du traitement » ; en sont exclues les « notes personnelles » du médecin. La Loi stipule que toute personne a désormais accès aux informations concernant sa santé : il convient d’en faire la demande auprès du médecin ou de l’établissement : satisfaction doit être donnée dans un délai compris entre 2 et 8 jours, qui est porté à 2 mois si les informations remontent à 5 ans et plus. En fonction du contenu du dossier, il peut être conseillé, voire exigé, que l’accès a posteriori soit accompagné par un médecin. Bien entendu, le droit d’accès a posteriori au dossier n’enlève rien au devoir de communiquer régulièrement avec son patient. « L’information fait partie intégrante de la relation de soins ». Information et consentement Aucun acte médical, ni traitement, ne peut être pratiqué sans le consentement éclairé de la personne. Inversement, le médecin a le devoir de tout mettre en oeuvre pour convaincre le malade de l’intérêt des soins envisagés. Mais il a l’obligation de respecter le refus éventuel du patient. L’information doit être délivrée au cours d’un entretien individuel et en langage simple. Elle concerne les investigations, leurs risques normalement prévisibles, les conséquences d’un refus, les traitements et éventuellement leur urgence ainsi que leur coût. La Loi introduit la notion nouvelle de « personne de confiance » que le patient désigne par écrit et qui sera consultée au cas où il serait hors d’état d’exprimer sa volonté. Responsabilité médicale La Loi en a prévu 3 types : La responsabilité pour faute . Les professionnels de santé n’ont, sauf exceptions, qu’une obligation de moyens et ne « sont responsables des conséquences dommageables d’actes de prévention de diagnostic et de soins qu’en cas de faute ». La preuve de la faute suppose de démontrer que tout n’a pas été mis en oeuvre pour atteindre le résultat espéré. La responsabilité sans faute . Les fabricants et les établissements de soins sont responsables des conséquences provoquées par les produits utilisés. Une faute n’a pas à être démontrée mais seulement le rapport entre le produit incriminé et le dommage. La responsabilité par présomption irréfragable . Les établissements de soins et les médecins sont alors tenus à une obligation de résultat. C’est le cas des infections nosocomiales, contractées soit en hospitalisation soit en ambulatoire. Il y a présomption de responsabilité, sauf s’il est prouvé que cette infection est due à une cause étrangère aux soins donnés. Secret médical La loi rappelle que « toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et au secret des informations la concernant ». Le code de déontologie en définit l’étendue dans son article 4, dont la violation constitue un délit.Le secret ne supporte que quelques exceptions : dans l’intérêt direct du patient, telle que la délivrance des certificats prévus par les textes ; ou dictées par la Loi, dont la déclaration d’Accident du Travail ou de Maladie Professionnelle. Pour en savoir plus, quelques sites Internet www.service-public.fr www.handicap.gouv.fr www.caf.fr www.afa.asso.fr www.handroit.com www.integrance.fr www.handi-assur.com Courtier en assurance avec risque aggravé de santé | Handi-Assur Courtier spécialisé en assurance de prêt avec risque aggravé de santé, Handi-Assur apporte depuis maintenant 15 ans des solutions d'assurance crédit adaptées. droits_sociaux_et_mici .pdf Download PDF • 165KB

  • Livret d’information destiné aux patients porteurs de MICI - CREGG | Centre des Maladies de l'Appareil Digestif

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  • Dr Adeline POINTREAU | Gastro-entérologue Toulouse Clinique Croix du Sud

    Dr Adeline POINTREAU, Gastro-entérologue à Toulouse, Clinique Croix du Sud. La Croix du Sud Dr Adeline POINTREAU Hépatologue et Gastro-entérologue Toulouse Clinique Croix du Sud 05 32 02 71 60 gastro1lcds@gmail.com LinkedIn Fixer un rendez-vous Retour Examens pratiqués Endoscopies : gastroscopie et coloscopie diagnostiques et interventionnelles Echoendoscopie (EUS) diagnostique et thérapeutique Bilan d’endométriose digestive Entéroscopie double ballon Vidéo capsule Évaluation non invasive de la fibrose hépatique par Supersonic ® pHmétrie Titres et Diplômes Ancien Interne des Hôpitaux de Toulouse Ancien chef de clinique des Universités-Assistant des Hôpitaux (CHU Rangueil, Toulouse) Diplôme Inter Universitaire d’écho endoscopie digestive (Marseille) Diplôme Inter Universitaire d’échographie abdominale et digestive (Paris) Diplôme Universitaire des hépatites virales, cytokines et antiviraux (Paris) Master 1 de Sciences, Technologie et Santé, mention biologie santé (Toulouse) Master 2 de physiopathologie moléculaire et cellulaire intégrée (Toulouse) Centres d’intérêts et Expertises Endoscopies et échoendoscopie diagnostiques, interventionnelles et thérapeutiques (mucosectomies, prothèses digestives…) Maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) Gastro-Entérologie (maladies biliaires et pancréatiques…) Exploration et bilan d’extension des tumeurs œsophagiennes, gastriques, biliaires, pancréatiques, coliques et rectalesMaladies du foie : stéatose hépatique, hépatites virales, surcharge en fer, perturbation du bilan hépatique (augmentation des transaminases, hyperferritinémie, augmentation des Gamma GT…) Endométriose digestive Imagerie abdominale (échographie transpariétale et échoendoscopie digestives) Fonctions Professionnelles et sociétés savantes Membre de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE ) < Retour

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